Le Cercle Modernist

Le Cercle Modernist

Fania Records : Cosa Latina

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 - (Source : FR.C) -

 

 

"La fièvre Latina"

  

 

Tout d'abord, précisons que le fait de placer cet article sur le label FANIA

dans la rubrique "Jazz au Clair" du "Cercle Modernist" n'est pas un acte fortuit.

 •

En effet, nous rattachons volontairement ce label au terme Latin Jazz,

 

alors que musicalement le fait n'est pas réellement avéré.

 •

Car, plus que de Latin Jazz, il est plutôt question ici de musique Salsa,

même, si elle est, indéniablement, teintée de rythmes provenant des Etats-Unis.

 

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La musique Latin Jazz, à proprement parler, est clairement antérieure aux productions de la compagnie FANIA.

 •

En l'occurrence le Latin Jazz d'origine Afro-Cubaine est celui joué dans les années 1940,

les standards de cette musique sont, par exemple, ceux de Dizzy Gillepsie, ou même le célébrissime morceau "Girl from Ipanema"...

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Mais, justement, dans cette rubrique nous rattachons FANIA Records avec le Latin Jazz.

 •

C'est volontairement, en fait, une référence à notre culture Modernist.

 •

Une culture dont la deuxième génération, dans les années 1980,

 

 

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 - (Source : J.M) -

 

 

va fortement apprécier les différentes productions d'artistes Cubains et d'Amérique du Sud.

 •

C'est une véritable "vague Latin Jazz " qui va animer et enflammer tous le clubs Modernist durant ces années.

 

Des labels, et une nouvelle scène, dénommée "Acid Jazz", va même émerger :

 •

Latin Soul, ou Latin Jazz, la demande était claire à l'époque... 

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 C'est dans le New York des années 1960 que FANIA Records est créé.

 •

La Big Apple a une communauté Hispanique en forte croissance durant les années 1960.

 •

De nos jours, la communauté Hispanique est le premier groupe des Etats-Unis.

Cette communauté est composée en grande partie de population venant du Mexique,

 

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ces derniers composent plus de 10% de la population des Etats-Unis soit prés de 32 millions de personnes (!),

puis de Porto Rico, avec plus de 4,5 millions d'habitants,

sans oublier les nombreux transfuges de Cuba qui sont eux prés de 2 millions). 

Notons que l'importance notable du premier "groupe", celui des mexicains,

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est le résultat de sa proximité géographique avec les Etats-Unis et des rapports spécifiques qui vont en découler.

Bref, tous ces chiffres permettent de se rappeler l'importance du poids de cette communauté au sein de la société américaine.

 •

Une société désormais confrontée à un double problème, entre le sort toujours scandaleux de la population Afro-Américaine,

et celui de cette communauté Hispanique grandissante et en pleine gestation.

 

 

 - Référence musicale 1 (en bas de l'article) -

 

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- Johnny Pacheco circa 1962 (Source : F.R) -

 

 

 La décision de créer un label spécifiquement dédié à la musique Hispanique, plus spécifiquement à la Salsa,

est donc une décision inscrite dans "l'air du temps' à l'égard de la venue de cette "diaspora" en provenance d'Amérique du Sud.

New York City est la ville monde, la ville cosmopolite par excellence :

Johnny Pacheco et Jerry Masucci ont compris que tout est possible dans la Big Apple !

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Le parcours et l'oeuvre des fondateurs illustrent parfaitement les différents visages de cette communauté.

Car, FANIA Records est indissociable de son principal créateur et fondateur : Johnny Pacheco.

Juan Azarias Pacheco Kiniping n'est pas Cubain en fait,

il est né en le 25 mars 1935 à la Dominique, à Santiago de los Caballeros, autre île de l'archipel des Caraïbes

 

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 D'ailleurs, le Latin Jazz, "proprement dit", est composé par deux catégories principales :

d'une part le Latin Jazz en provenance du Brésil (qui comprend la Bossa-Nova et la Salsa),

et le Latin Jazz Afro-Cubain, qui nous intéresse particulièrement, qui comprend lui un plus grand nombre de styles :

Salsa, Merengue, Songo, Manbo ou Cha-Cha-Cha, des styles accompagnant les différents sons de Cuba.

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Le père de Johnny Pacheco, Rafael Azarias Pacheco, est d'ailleurs musicien à la Dominique,

il joue de la clarinette, tout en dirigeant la formation du "Santa Cecilia Orchestra".

C'est auprès de son père qu'il va commencer à apprendre la musique, très vite il touche à de nombreux instruments.

Dès l'âge de 11 ans, le jeune Pacheco suit sa famille qui s'installe à New York City.

 

 

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- Carte de l'archipel des Caraïbes (Source : AS.MMT) -

 

 

C'est à cette époque que Johnny Pacheco apprend à jouer divers instruments : de la flûte traversière, des percussions et du saxophone.

 

Il va apprendre la musique en intégrant très jeune la Juillard School, une école privée des Arts du Spectacle.

 •

La Juillard School est située à New York City, dans Manhattan,

c'est une école de renommée internationale qui va lui permettre d'acquérir une formation de grande qualité.  

 

Il évolue, alors, dans le New York "latino", avec ses quartiers, ses clubs, ses bars...et sa musique si typique.

Dès 1958, il vient de fêter ses 23 ans, il intègre la célèbre Charanga Duboney de Charlie Palmieri, avec Vitin Avilés.

Une Charanga est un orchestre incluant de nombreux instruments :

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03/03/2016
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