Le Cercle Modernist

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Lou Donaldson : L'icône BLUE NOTE

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Lou Donaldson (Source : BLUE NOTE Records) -

 

Pour débuter cette rubrique consacrée aux artistes de Jazz, le choix de Lou Donaldson n'est pas anodin. La renommée de ce véritable virtuose du Jazz n'est pas nouvelle pour les passionnés de musique : il est incontestablement et mondialement reconnu comme un des maîtres de ce style spécifique de la musique Afro-américaine.

C'est aussi une véritable icone pour la scène Modernist internationale. Son style si spécifique, et inimitable, évoque sûrement à tous la ferveur des pistes de danse pleine d'une assemblée élégante, littéralement envoûtée par la maestria de son jeu endiablé et inimitable.

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Lou Donaldson est donc un des artistes de Jazz le plus reconnu en Europe, avec Charlie Parker, ce dernier va d'ailleurs grandement influencé son style de jeu, même si ses compositions ont une base"Bluesly"plus présente.

Ce style de jeu si particulier se retrouve tout au long de ses nombreuses productions pour le label BLUE NOTE, des enregistrements faits sous son propre nom, ou sur les innombrables accompagnements,  en "featuring"avec d'autre artistes.

 

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 "Mens Sana In Corpere Sano"

 

Lou Donaldson voit le jour le 1er novembre 1926 dans la petite ville de Badin, situé dans le sud-est des Etats-Unis, en Caroline du Nord, près de Salisbury plus exactement.

Comme beaucoup d'artistes Afro-américains, il débute très jeune sa carrière de musicien grâce à l'aide de son entourage familial. En effet, toute sa famille pratique la musique, et le chant, dans le cadre religieux de leur Paroisse à Badin en Caroline du Nord.

C'est donc à l'âge deans qu'il commence par apprendre et jouer de la clarinette. Dans un premier temps, c'est dans le cadre familial qu'il sinitie auprès de ses parents et de ses oncles musiciens.

Il apprend rapidement à jouer de cet instrument de musique à vent, un instrument qui est particulièrement utilisé par les musiciens de Jazz traditionnel avant d'être oublié pour un temps. 

 

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  - Badin en Caroline du Nord aux Etats-Unis (Source : N.G) -

 

Cet instrument n'est pas uniquement réservé aux "Concerto pour clarinette" de Mozart, à la Nouvelle-Orléans il accompagne la naissance du Jazz et il va faire les plus belles heures du SwingLa particularité de la clarinette réside dans le fait qu'elle possède un très large registre de notes.

Elle possède en effet, à la différence des autres instruments, un total de 45 notes de musique : trois octaves, plus une sixte mineure exactement. De ce fait, à part les percussions, la clarinette est à la tête de la plus grande famille d'instrument de musique, et de loin , avec la clarinette contrebasse et le sopranino.

En fait, depuis la fin du XVIIè siècle, la première clarinette est inventée en 1690 par Johann Christoph Denner, cet instrument parcourt les différentes époques, et de ce fait les différents types de musiques, tout en modifiant constamment son aspect pour de meilleures performances. Le Jazz va d'ailleurs permettre à cet instrument de découvrir de nouveaux horizons...  

 

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Lou Donaldson Fulgens Juvenis

 

"Lou Donaldson Fulgens Juvenis" traduit parfaitement les débuts prometteurs et brillants du Jazzmen lors de ses premiers pas dans le monde de la musique. En effet, dès ses premiers pas dans les studios d'enregistrement, la pratique de la clarinette et du saxophone (qu'il commence également à maîtriser sérieusement) oblige Lou Donaldson a s'intégrer dans différentes formations pour pouvoir exercer sont art et se perfectionner.

La discographie du Jazzmen illustre parfaitement ce "nomadisme" qui se matérialise à travers des collaborations très variées. D'ailleurs même au tout début de sa jeune carrière, c'est une de ses principales caractéristiques.

En regardant de plus près la superbe pochette de son premier album  (voir la Gallerie de photos proposée en fin d'article), les noms illustres du Bop Jazz accompagnent déjà le jeune homme : entre Art Blakey et Horace Silver, il est encadré par de grands maîtres.

 

clifford-browncurly-russelllou-donaldsonart-blakey-1954.jpg - "Birdland" Club à New York City 1954 (Source : Wordpress) -

 

Notons que c'est avec ce même Art Blakey, accompagné de ses Jazz Messengers cette fois ci, qu'il va connaître la consécration mondiale. Une consécration largement méritée, lors du mythique concert organisé par BLUE NOTE en 1954 au Birdland, fameux club de Jazz à New York City.

Vous pouvez d'ailleurs profiter de la lecture de cet article pour écouter ( cette session mythique avec le morceau "Split Kick" présenté par Pee Wee Marquette (lien au-dessus de la photo du Birdland Club).

Même si cette première période de l'artiste ne concerne pas directement les morceaux spécialement appréciés lors des soirées au sein de notre scène : c'est indéniablement une période formatrice pour Lou Donaldson.

Une période qui va lui permettre de "trouver" ce type de jeu spécifique qui va faire sa particularité de "Mister Alligator Boogaloo".Ce surnom va lui être donné en Europe par la presse spécialisée, quelques jours après la sortie de son album en 1967.

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Après avoir fait ses études à l'université A.T en Caroline du Nord, Lou Donaldson effectue son service militaire en 1944 dans le corps de l'U.S Navy. C'est lors de son passage sous le drapeau qu'il découvre et perfectionne rapidement son jeu de Saxophone alto (tout en continuant la clarinette) en intégrant le grand orchestre militaire.

Mais, Lou Donaldson est en avant tout un passionné de sport : il est fou de Baseball plus exactement. Dès qu'il finit son service militaire, il retourne à l'université A.T en Caroline du Nord pour assouvir sa passion pour ce sport. Il en profite pour compléter le cursus de ses études, tout en en jouant au Baseball dans l'équipe universitaire comme joueur semi-professionnel.

C'est un malheureux accident à la main qui va l'empêcher de poursuivre une carrière prometteuse dans ce sport qu'il affectionne tant. Cet accident va l'obliger et lui permettre de son consacrer entièrement à la musique, pour notre plus grand bonheur ! 

 

 

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- New York City 1966 (Source : C@USL) - 

 

Une étoile naissante à New York City

 

Après avoir joué quelques mois avec l'Illinois Jacquet's Big Band à Greensboro, dans le comté de Guilford toujours en Caroline du Nord ; Lou Donaldson part s'installer à New York City, à la toute fin des années 1940.

C'est d'abord pour accompagner sa fiancée, sa future femme, que Lou s'installe dans la Big Apple. Il commence bien évidemment dans le quartier de Harlem pour gagner sa vie, le ghetto réservé aux Afro-américains, maintenant qu'il est devenu un musicien à part entière..


Pendant cette fin des années 1940, New York City est une ville en pleine effervescence, la mégalopole est le fer de lance des Etats-UnisL'économie est en pleine croissance, grâce en grande partie à la politique de reconstruction du Plan Marshall, qui fait suite à la terrible épreuve de la Seconde Guerre Mondiale.

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Le Jazz connait lui aussi une véritable expansion ; et même si le Swing est en déclin, le fabuleux orchestre de Benny Goodman est encore en activité et reste un de ses plus illustres représentants. La compétition est engagée entre La Nouvelle Orléans, en Louisiane, et Chicago, dans l'Illinois, pour connaître la ville la plus influente dans le domaine musical. La compétition concerne aussi par conséquent les maisons de disques toute puissantes dans cette nouvelle industrie florissante.

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N'oublions pas que New York City est également le foyer du "Down Home Blues". Un Blues très spécifique qui est le fruit de l'apport des populations Afro-américaines venus du Piedmont des AppalachesUn Blues de style spécialement "terrien" qui va avoir beaucoup de mal à se démarquer face au Jazz, ou au Rhythm'n'Blues, dominant à New Yok City. En fait ce "Down Home Blues" va accompagner le courant progressiste de la Beat Generation dans GreenWich Village.

C'est durant ces années que Lou Donaldson fait ses "classes" dans des petits clubs et cabarets à HarlemMais il va également plus loin...à "Dowtown" le quartier riche. Grâce à sa toute récente petite renommée il peut accéder à des prestations dans des hôtels plus chics, accédant ainsi à une rémunération beaucoup plus avantageuse...

C'est un proche du "vibrationiste" Milt Jackson qui repère Lou, il lui propose très vite d'enregistrer un disque avec lui. Il ne veut pas perdre l'occasion de faire jouer dans sa formation ce jeune Jazzmen qui à l'air très prometteur : "Le jeune Lou Donaldson joue comme Charlie Parker !!!"... s'exclame Milt Jackson en entendant pour la première fois le son sortant de l'instrument de Lou...

 

 

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 - Blue Note Jazz Club à New York City (Source : J.M) - 

 

"Hard Bop" et "Blue Note Records"

  Lou Donaldson débute en 1952 sa carrière discographique pour l'écurie BLUE NOTE avec l'album "New Face New Sound" (également visible sur le Diaporama). Cet album est distribué sous le numéro 5021 dans le catalogue "Modern Jazz Series", catalogue créée spécialement par le label pour ses sessions d'enregistrement.

La situation de Lou est facilitée par ses relations particulièrement proches avec le propriétaire du label BLUE NOTE : monsieur Alfred Lion. Ce dernier est un redoutable homme d'affaires, au comportement paternaliste, il est toujours très proche de ses meilleurs "poulains" pour pouvoir les contrôler plus facilement.

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Mais, cette amitié va se dégrader avec le temps, surtout face aux exigences sans cesse plus importantes d'Alfred Lion qui n'hésite pas à surcharger le calendrier des dates de concerts. Lou Donaldson porte vite,tout seul, sur ses seules épaules la nouvelle renommée du label BLUE NOTE, il doit honorer lui-même les incessantes sollicitations commerciales. 

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Son second album (également visible dans le Diaporama) sort dès 1953, il est également intitulé "New Face New Sound". C'est une pièce incontournable dans la genèse du Hard Bop Jazz qui bouscule littéralement l'ordre établi du Jazz.

C'est le pianiste Elmo Hope qui insiste pour avoir Lou dans l'ensemble : ils enregistrent au mois de juin ces six morceaux qui révolutionne le Jazz. Lors de cette mythique séance Lou et Elmo sont accompagnés de Percy Heat (basse), puis du surdoué "Philly" Joe Jones à la batterie.

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 Précisons que le  Hard Bop Jazz, également appelé "Neo Bop", est l'héritier direct du "Be Bop". Il se démarque justement par l'importance d'une rythmique au tempo beaucoup plus emportée. C'est ce style qui se place dés son origine en complète opposition au West Coast Jazz, ce dernier est encore très en vogue à cette époque. Soulignons d'ailleurs que très peu de musiciens Afro-américains participent à cette aventure du West Coast, exceptés Chico Hamilton, Curtis Counce ou Hampton Hawes.

L'orchestre de Cal Tjader illustre parfaitement ce West Coast Jazz joué par des musiciens en majorité blancs. Un Jazz qui émerge en Californie grâce à l'émulation créée par la proximité des fameux studios de cinéma d'Hollywood. A contrario, le Hard Bop possède un swing qui se veut clairement plus appuyé , plus"hard", en abandonnant ce côté beaucoup plus "cool" du West Coast Jazz.

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Cette opposition entre ses deux styles de Jazz n'est pas un hasard, les musiciens comme Lou Donaldson, veulent "désenclaver" le Jazz en lui faisant passer des frontières inconnues. Une démarche qui est parfaitement en phase avec l'environnement de cette époque, marqué par une pleine croissance économique et une société empreinte d'une certaine insouciance prête a briser les règles.

  

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 - (Source : Jazz M.) -

  

Ce nouveau courant, initié par les musiciens Afro-américains de Jazz, va permettre à cette musique de cesser d'être uniquement écoutée justement par la communauté Afro-américaine. En effet, de par sa composition, le Hard Bop donne un côté plus séduisant et attrayant au Jazz. Pour être plus précis, le Hard Bop emprunte des harmonies au Blues, puis au Gospel qu'il transpose et adapte ; surtout dans le jeu du saxophone et du piano.

Avec ce mélange savant de styles, il insuffle une rythmique innovante avec un tempo bien plus élevée : du Jump Jazz , dirons nous... en évitant soigneusement d'utiliser ce terme Hard BopIl est clair que c'est grâce au Hard Bop, que le Jazz, et de ce fait d'autres styles apparentés (Soul Jazz et Free Jazz notamment) séduisent tous les foyers, sans distinction de couleur ou de peau !..

Durant les années 1955 à 1957,  Lou Donaldson prend la tête d'une formation avec laquelle il joue dans les nombreux clubs à New York City et Los Angeles. Comme vous pourrez le constater en parcourant sa discographie, il va avoir une carrière extrêmement productive lors de son premier passage au sein de l'écurie BLUE NOTE.

Des albums immémorables sont alors gravés : l'incontournable "The Sermon" (BLUE NOTE 4011) enregistré en 1959  (réédité par le label en 1961) avec Jimmy Smith (orgue), Lee Morgan (trompette), George Coleman (saxophone alto), sans oublier la "paire" spécialement formée à la batterie avec Art Blakey et Donal Bailey.

En fait, sa première collaboration avec Jimmy Smith date de 1957 : cette collaboration est justement intitulée "A date with Jimmy Smith", composée de deux albums avec le "Volume 1", puis le  "Volume 2" (Blue Note 1547 et 1548) qui comprend le superbe morceau "Groovy Date" ("Volume 1") que nous vous proposons justement d'écouter ci-dessous.

  

 

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  - James Oscar "Jimmy Smith" 1959 (Source : VERVE Records) -

 

  

Le morceau "Blues Walk" enregistré en 1958 est la plus belle réussite commerciale de Lou, excepté "Alligator Boogalooo". Il expliquera des années plus tard que le morceau "Blues Talk" qui garde une place spéciale pour lui. Si vous voulez plus de précisions sur l'enregistrement, ces deux albums sont également dans le Diaporama

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La grande réussite commerciale de ces albums va mettre sous le "feux de la rampe" de nouveaux instruments de musique ; comme les instruments à vent qui avait momentanément disparu de la scène JazzC'est aussi en grande partie grâce à ces deux incroyables albums que le Jazz se rapproche du Gospel, du Rhythm'n'Blues, puis de la Soul : le Hard Bop est en marche !

C'est une interprétation novatrice et audacieuse du Jazz, qui réside en grande partie dans l'originalité des morceaux résultat de cette "communion". Une communion entre deux instruments : l'orgue frénétique de Jimmy Smith, et le jeu sautillant de la trompette de Lou DonaldsonL'énergie de ces morceaux va lancer la "vague" Jazz-Soul, dont Quincy Jones est surement le plus illustre représentant.

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C'est l'énergie de cette musique qui dés le départ attire les Modernist : une musique au tempo très relevé, et donc parfaite pour danser. Par contre, précisons que Lou Donaldson à toujours réfuté le fait d'être "l'inventeur" du son Funk, lors de ses sessions d'enregistrement avec Jimmy Smith.

Dans l'entretien réalisé pour le journal "New York Times" en Janvier 2010, il préfère parler de "Swinging BeBop" pour caractériser cette technique de jeu, technique développée avec la complicité de l'organiste Jimmy Smith. Il précise, également, que le Funk est inventé par James Brown (!) et qu'il est développé plus tard par le groupe Earth Wind and Fire...

  


074457.jpg- "Aligator Bogaloo" BLUE NOTE 4263 (Source : 75 M.N.S) - 

Monsieur Alligator Boogaloo

  

Lors de son retour chez BLUE NOTE il est déjà très populaire grâce à sa récente réussite auprès d'un très large public. Une réussite qui dépasse le petit carré d'habituel passionnés de Jazz, désormais ses disques sont vendus à travers le monde entier.

Mais, c'est avec son plus gros Hit,"Alligator Boogaloo", que Lou Donaldson entre définitivement dans le cercle très fermé des artistes de Jazz vendant plusieurs millions de disques grâce à une seul morceau. En effet, même si Lou connaît également d'autres gros succès, ce fantastique morceau instrumental fait connaitre son nom pour l'éternité ; il lui permet d'entrer directement dans le Panthéon des géants du Jazz.

Il enregistre cet album en 1967, en s'entourant cette fois ci de l'organiste Lonnie Smith, avec qui il va collaborer les trente années suivantes ; sans oublier les virtuoses Charles Earland et Leon Spencer Jr.

C'est Lou Donaldson, lui même, qui trouve le titre du morceau inspiré par une "aventure" qui lui est arrivée en Floride alors qu'il faisait une partie de Golf, son sport de prédilection. C'est plus précisément son caddie, qui après avoir vu la balle de Lou tomber dans un fossé, qui lui crie de ne pas descendre dans le fossé pour la récupérer, car le coin est infesté d'alligator !.. Et en effet, à sa grande surprise, un alligator sort ses crocs de l'eau pour tenter de l'attraper ! Une expérience qui va durablement marquer le Jazzmen...

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Le retour de Lou Donaldson chez BLUE NOTE ne se limite pas à cet album "Alligator Boogaloo". Ses enregistrements vont être encore une fois être très nombreux, tellement nombreux qu'il faudrait plusieurs heures pour les passer tous en revus. 

Il est quand même possible de faire émerger quelques albums spécialement réussis, comme "Alligator Boogaloo" bien entendu. Sans oublier l'album "The Natural Soul" sorti avant sa première période Blue Note , puis "Midnight Carper" en 1968,  "Say it Loud" toujours en 1968 (!), et "Cosmos" quelques années plus tard en 1971.  

Pour la foisonnante discographie de Lou c'est bien simple : depuis son tout premier album Blue Note, il va enregistrer au moins un album chaque année entre 1952 et le milieu des années 1970Cette "baisse de régime" est en fait liée à la dissolution du label BLUE NOTE en 1981.

Une disparition et une faillite provoquée par la perte d'identité du label dans des projets trop commerciaux très éloignés de l'idéal Hard Bop du commencement.

Bien entendu, en 1984, comme un Phoenix, le label renaît de ses cendres. Le plus incroyable c'est qu'il va réussir à classer plus de la moitié de ces albums dans différents " charts", dont la plupart ne sont pas spécialisé en Jazz

 

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- Concert 2015 (Source: F.C) -

 

"Hard Bop GrandFather"

 

Avec la réussite du Hard Bop il réussit à atteindre un public qui n'avait jamais "fricoté" avec  un Jazz joué par des musiciens Afro-américains.

Car, si il y à bien quelque chose à retenir de sa très longue carrière, c'est bien cette nouvelle capacité qu'il donne au Jazz pour passer à travers les murs, en cassant ainsi les "étiquettes" de la musique, souvent données à tort par l'industrie musicale.

La carrière du maestro n'est certes  pas complètement finie, mais, à 89 ans maintenant ; il profite de sa grande notoriété en participant à des galas, et en recevant des Prix, comme le Jazz Hall Of Fame. L'affiche ci-dessus annonce justement une de ses toutes récentes prestations lors du dernier Farewell Jazz Tour, dans différentes villes des Etats-Unis.

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Pour nous ModernistLou Donaldson est indiscutablement une véritable icône. Il représente parfaitement cette ouverture d'esprit innovatrice, et cette vitalité inhérente à notre culture.

La partie Swinging BeBop de sa carrière est celle que nous apprécions particulièrement, et nous savons bien, tous, que le son de ces productions BLUE NOTE est en parfait accord avec notre Real Deal..

 

Alexandre Saillide-Ulysse.

 

 

75 M.N.S  

  

 


 

 

 Sources :

 

- Massengale Suzan (sous la direction de) "Boogie in Black and White" - Editions Chappel Hill, New York City, 1988.

 

- Frank Ténot "Dictionnaire du Jazz", 1967, Paris.

 

- Jean Jamin et Patrick Williams "Une anthropologie du Jazz", Paris, CNRS éditions, 2010.

 

- Les Cahiers du Jazz (différents numéros depuis 1987).

 

- The Offici@l Website for Sweet Poopa Lou Donaldson, 2015.

 

 

 

 

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- Encart publicitaire 1966 (Source: Jazz L.) -

 

 



16/07/2015
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