Le Cercle Modernist

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" Allen Toussaint : Le Prince de la Nouvelle Orléans "

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- Allen Toussaint (Source : G.P) -

 

 

"Une Légende de la Nouvelle Orléans" 

 

 

Allen Toussaint nous a malheureusement quitté, il y à maintenant plus d'un mois.

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Il est en effet décédé, lors d'une tournée en Europe.

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Un drame survenu à Madrid , le 9 novembre 2105 exactement.

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Certes, sa disparition explique en partie notre intérêt pour cet artiste.

 

Mais, c'est aussi un moyen de revenir sur une très riche carrière.

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L'extraordinaire carrière d'un grand homme, toujours en activité quelques secondes avant sa disparition !

 

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Allen Toussaint était incontestablement une des dernières grandes légendes de la Nouvelle Orléans.

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Tout récemment, il était encore sous le feux des projecteurs mondiaux grâce à sa fameuse chanson "Yes We Can" (proposée à l'écoute ci-dessous).

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Une chanson qui à inspiré le slogan de Barack Obama, lors de sa campagne victorieuse pour la présidence des Etat-Unis.

 

Allen Toussaint est un musicien, producteur et compositeur qui va révéler de multiples talents.

 

 

 - Sélection 1 (Références en bas d'article) - 

 

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- Le Président des Etats-Unis Barack Obama et Allen Toussaint en 2013 (Source : T@T) -

 

 

Mais, avant de découvrir plus en détail la passionnante existence d'Allen Toussaint ;

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nous allons nous pencher sur l'environnement si particulier de la Nouvelle Orléans.

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Une ville dont l'histoire est indissociable d'une genèse : celle de la musique Afro-Américaine.

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Au départ, la Nouvelle Orléans reçoit comme nom celui du régent de France le Duc d'Orléans en 1718.

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Jean Baptiste Le Moyne est le fondateur de cette colonie , une colonie française du bout du monde.

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Un bout de terre qui n'intéresse pas le Royaume au départ, en raison de son éloignement.

 

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La capitale de la Louisiane est d'abord Biloxi, dans le Mississippi, c'est un simple campement de huttes.

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Ce n'est qu'à partir de 1722 que la Nouvelle Orléans est choisie comme capitale.

 

Elle va rapidement bénéficier de gigantesques travaux d'aménagements, grâce à l'ingénieur du Roi Adrien De Pauger.

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Adrien De Pauger va organiser la ville devant les rives du Mississippi.

 

Le prolongement de ces bâtiments forme aujourd'hui le French Quartier.

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Ainsi, la structure originelle de la ville reste encore celle du Vieux Carré, malgré les ravages de l'ouragan Katrina en 2005.

 

 

 

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- Carte de la Nouvelle Orléans et du Mississippi circa 1770 (Source : M.H) -

 

 

 

En 1762, la France cède la Nouvelle Orléans à l'Espagne.

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Pour un très court laps de temps, de 1800 à 1803 sous Napoléon Bonaparte, la Nouvelle Orléans revient à la France.

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Ce n'est finalement qu'en 1803 qu'elle devient définitivement territoire des Etats-Unis.

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Cette riche histoire, faite de diverses occupations, explique la grande mixité culturelle de la Nouvelle Orléans.

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Notons qu'au départ, le French Quartier est un lieu très actif : c'est le centre économique de la ville.

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Mais, petit à petit, à partir de l'annexion américaine en 1803, le quartier devient plus mal fréquenté.

 

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C'est ainsi que dés le début du XIXe siècle, le French Quartier change.

Il commence à prendre le caractère de quartier des plaisirs, et de la vie facile.

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C'est à ce moment qu'est créée le "Red Light District"(des lumières rouges signalant les "dames"...).

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Une délimitation du quartier, qui va pousser beaucoup de musiciens à venir profiter des lieux.

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C'est dans ce "Story Ville" que va s'épanouir le Jazz.

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Une musique composée d'éléments rythmiques africains,

auxquels s'ajoutent des traits empruntés à la mélodie et à l'orchestration européenne.

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Dans cette ville, berceau de la musique, Allen Toussaint va trouver sa voie.

 

 

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 - La Nouvelle Orléans circa 1930 (Source : T.V) -

 

 

"Un enfant de Louisiane"

 

 

Allen Toussaint est née le 14 janvier 1938 à la Nouvelle Orléans, en Louisiane.

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Dés sa naissance le jeune Allen baigne littéralement dans la musique.

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Ses parents, Clarence et Naomi, sont musiciens.

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Ils transmettent rapidement leur passion pour la musique à leur fils.

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Il va apprendre le piano tout seul, en regardant ses parents.

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Dés le départ, il est fortement influencé par un grand Bluesmen de la Nouvelle Orléans : le Professor Longhair.

 

Des années plus tard, Allen Toussaint va déclarer dans une interview "être particulièrement attiré par son style inimitable".

 

 Professor Longhair est un pionnier du Blues de la Nouvelle Orléans.

 

Son style si particulier est marqué par une voix profonde, accompagné d'un jeu de piano (en "seconde ligne syncopée") inimitable.

 

Dès sa prime adolescence, Allen va intègrer une formation musicale.

 

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Allen joue avec un groupe appelé les Flamingos.

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C'est là qu'il rencontre "Huey" Piano Smith, qui est déjà une vedette travaillant pour IMPERIAL Records.

 

 Dès ses 17 ans, la carrière du jeune Allen Toussaint prend une nouvelle tournure.

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Il intègre alors un nouveau groupe, celui de Dave Bartholomew.

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Ce groupe se produit régulièrement au Dew Drop In Club, un bar situé dans La Salle Street.

 

Allen effectue son premier enregistrement en accompagnant au piano la formation.

Il joue ainsi du piano pour accompagner les meilleurs musiciens de la Nouvelle Orléans : Fats Domino, Lee Alen et Smiley Lewis.

 

Il va collaborer dès ses débuts pour IMPERIAL et A&R Records.

 

 

 - Sélection 2 (Références en bas d'article) - 

 

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- (Source : 75 M.N.S ) -

 

 

En fait, il sort son premier morceau en 1958.

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Mais, c'est sous le pseudonyme d'Al Tousan qu'il enregistre cet album.

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Un album ("The Wild Sound of New Orleans") produit par RCA.

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Une production uniquement composée de morceaux instrumentaux.

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Cet album inclut la première composition d'Allen Toussaint : "Java" (proposée ci-dessus).

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Allen compose le morceau "Java" avec l'aide du baryton Alvin "Red" Tyler.

 

 

 

Des succès précoces  

  

L'année 1960 est particulièrement importante pour la suite de la carrière d'Allen Toussaint.

Sa rencontre avec Jo Banashak, producteur chez MINITINSTANT et FURY Records est réellement primordiale.

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Jo Banashak aide le jeune Allen Toussaint à se lancer comme musicien et producteur.

Allen va produire, composer et jouer du piano, durant la fin des années 1950, et le début des années 1960 à la Nouvelle Orléans.

 

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Il est à l'origine de nombreux "Hit" pour Ernie K-Doe, Chris Kenner, Irma Thomas, Lee Dorsey et le groupe des Showmen.

 

Le grand succès de Lee Dorsey "YaYa" est produit par Allen Toussaint en 1961.

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Cette période est bien la plus productive pour Allen.

 

Les exemples sont multiples, mais certains méritent de s'y arrêter plus longuement.

 

 

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 - Joe Banashak circa 1957 (Source : I.R) -

 

 

Un des plus beaux exemples est symbolisé par deux morceaux de Benny Spellman : "Lipstick Traces (on a cigarette)" et "Fortune Teller".

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Des morceaux devenus de véritables classiques, et tous produits par Allen Toussaint.

Notons qu'il est aidé par ses parents pour élaborer et écrire ses compositions.

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Ainsi, ses parents, Clarence et Naomi, apparaissent sous le pseudonyme "Naomi Neville".

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Cette contribution familiale inclue le morceau "Fortune Teller" de Benny Spellman !

"I like it like that" de Chris Kenner, et "Mother in Law" de Ernie K-Doe vont être eux aussi produits par Allen avec l'aide de ses parents.

 

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Mais, revenons un instant à Joe Banashak, qui en aidant Allen Toussaint, va réellement lui permettre de s'épanouir.

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Joe Banashak est née à Baltimore, dans le Maryland, le 15 février 1923.

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Après trois années passées dans l'U.S Army, il rentre à Baltimore.

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Joe Banashak est depuis sa plus tendre enfance un véritable passionné de musique Afro-Américaine.

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A peine rentré à Baltimore, sa quête d'un boulot dans le milieu de la musique le mène dans plusieurs villes des Etats-Unis.

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C'est à partir de 1949 que Joe Banashak rentre réellement dans le Business de la musique.

 

 

 

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- Encart Publicitaire IMPERIAL Records circa 1955 (Source : I.R) -

 

 

 

En effet, dès 1949, Joe Banashak devient manager de la société "Gramophone" basée à la Nouvelle Orléans.

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Il vend alors des disques, tout en découvrant la fiévreuse activité musicale de Bourbon Street.

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Malheureusement, la maison "Gramophone" ferme rapidement ses portes.

 

Mais, Joe Banashak est vite recruté par la compagnie IMPERIAL Records.

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Il est chargé de faire découvrir le catalogue du label.

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Joe passe vite tout son temps sur les routes : cette activité le décourage rapidement !

 

Il décide de délaisser pour un temps le monde de la musique.

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Mais, il ne trouve pas de travail bien payé, et surtout il ne pense qu'à revenir à sa seule passion : la musique.

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C'est une nouvelle rencontre qui lui remet le pied à l'étrier.

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Dick Sturgill, propriétaire de A-1 une société de distribution de la Nouvelle Orléans, lui propose de devenir le manager de l'entreprise.

 

C'est donc en 1957 que la carrière de Joe Banashak s'envole.

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Il s'installe au 628 Baronne Street comme patron de A-1 Distribution.

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Sa société distribue tous les principaux labels, dont ACE Records, avec qui il va développer une fructueuse collaboration.

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A partir de ce moment, Joe Banashak connaît une période totalement faste.

 

 

- Sélection 3 (Références en bas d'article) -

 

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 - (Source : 75 M.N.S) -

 

 

"Les années d'or

 

 

C'est durant ces années que Joe Banashak crée MINIT Records (159 singles produits) avec le Disc Jockey Larry Mc Kingley.

 

Le premier single de son nouveau label est enregistré par Matthew Jacobs de Baton Rouge.

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Le disque sort sous le pseudonyme de "Boggie Jake" avec "Early in The Morning" en face A, puis "Bad Luck and trouble" en flip-side.

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 C'est un succès local qui va même être racheté par les frères Chess, propriétaire de CHESS Records.

 

C'est lors d'une audition pour son label, dans les studios de la radio WYLD, que Joe Banashak fait la rencontre du jeune Allen Toussaint.

 

Lors de cette rencontre, sont présents Joe Tex, Bennie Splellman, Irma Thomas et Aaron Neville !...

 

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Joe est époustouflé par le charisme, et le jeu de piano d'Allen Toussaint.

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Il décide de l'associer rondement à son Business.

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La première production de jeune Allen va atteindre les 1O OOO exemplaires !

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Joe Banashak ne va plus se séparer d'Allen, jusqu'à son départ pour l'armée en 1963.

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Au total, Joe et Allan vont produire un nombre incroyables de succès entre 1960-63.

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 Ernie K-Doe, Irma Thomas et les Showmen... des galettes fréquemment dans nos collections...

 

 

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- (Source : N.G) -

 

 

Notons qu'après le départ de son meilleur poulain, l'entreprise de Joe Banashak tomba en faillite.

 

Allen Toussaint va donc passer deux années pleines dans l'U.S Army.

 

Lors de son retour en 1965 à la Nouvelle Orléans,

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Allen Toussaint trouve une situation bien changée.

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En effet, le milieu musical est en pleine dépression.

Les grands labels ferment les uns après les autres : IMPERIAL, MINIT et ACE Records n'existent plus...

 

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En fait, les compagnies de disques s'intéressent moins à la musique de la Nouvelle Orléans.

Malgré son retour, Allen ne reprend pas sa collaboration avec Joe Banashak.

Allen Toussaint va plutôt s'associer avec le producteur Marshall Sehorn, une figure de la Nouvelle Orléans.

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Il décide de créer ensemble SANSU Records durant l'été 1965 (SANSU va sortir 51 singles).

Le label va connaitre différentes déclinaisons : TOU-SEA, KANSU, et DEESU.

Des labels adorés, et chéris, par tous Modernist, ou collectionneurs, passionnés de musique Afro-américaine.

 

 

 - Sélection 4 (Références en bas d'article) -

 

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 - Encart Publicitaire de distribution en Europe circa  octobre 1966 (Source : S.R) -

 

 

 

Le premier single du label SANSU sort en septembre 1965 (numéro 450).

 

Il est enregistré par Betty Harris "What a sad Feeling"/"I'm evil tonight".

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SANSU Records possède incontestablement le plus beau catalogue de la Nouvelle Orléans.

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 Betty Harris, Ernie K-Doe, Chris Kenner, Benny Spellman, Lee Dorsey : ils sont tous dans cette incroyable écurie !

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C'est surtout grâce à Lee Dorsey qu'il va signer ses plus importants succès commerciaux.

 

 "Working in the Coal Mine", et surtout  "Holly Cow" qui se vend à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires, dès sa sortie en 1966.

 

La plupart des musiciens qui jouent pour SANSU Records viennent du groupe de Art Neville & The Sounds.

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Ce groupe est composé, et dirigé, par Art Neville au keyboards, Leo Nocentelli à la guitare, George Porter à la basse,

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et, pour finir, le très doué Zigaboo Modeliste à la batterie.

 

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Le son du groupe d'Art Neville & The Sounds est reconnaissable dès la première écoute.

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Un jeu fait d'un accompagnement très distinctif, propre au style de la Nouvelle Orléans,

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comme dans le magnifique morceau de Lee Dorsey "Workin on the coal mine".

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Allen Toussaint accompagne d'ailleurs le groupe sur ce même morceau.

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Il n'hésite pas à reproduire les méthodes du Bluesmen  Professor Longhair.

 

Ce son très "instrumentalisé et électrifié", des Meters, est justement un héritage direct du Professor.

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Les Meters sont à l'origine d'un nouveau "son" propre à la Nouvelle Orléans : le Funk Sound.

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Allen Toussaint va accompagner la carrière, et la production, des Meters, avec assiduité, durant toute la fin des années 1960.

 

 

 - Sélection 5 (Références en bas d'article) -

 

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- The Meters circa 1969 (Source : J.R) -

 

 

 Les Meters décident d'enregistrer sur d'autres labels que SANSU Records.

Ils enregistrent en effet pour JOSIE Records, mais cette fois directement sous leur propre nom.

Leur premier single sort exactement le 6 septembre 1968 : "Sophisticated Lady" / "Sehorns Farms" (JOSIE 45-1001).

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En même temps, Allen Toussaint donne une nouvelle tournure à son label.

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En effet, SANSU Records évolue clairement vers le Funk Sound.

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C'est en grande partie grâce au travail de Dr John, que ce changement est élaboré dans les studios d'enregistrement.

 

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L'album des Meters "In the right place", sorti en 1973,

illustre parfaitement ce Funk Sound novateur qui fait fureur à la Nouvelle Orléans.

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Durant ces années Allen produit aussi des artistes officiants hors de la Nouvelle Orléans.

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La notoriété de son label à fait le tour des Etats-Unis.

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 De nombreux artistes viennent maintenant rejoindre son écurie.

 

Solomon Burke, Willy DeVille et B.J Thomas sont les premiers à intégrer SANSU Records.

 

 

- Sélection 6 (Références en bas d'article) - 

 

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- (Source : 75 M.N.S) -

 

 

Dès 1973 Allen Toussaint, poussé par sa fièvre créatrice, installe un nouveau studio d'enregistrement.

 

Le Sea Saint Recording Studios est situé dans le quartier Gentilly, autour de l'Eastern New Orleans.

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En même temps, Allen Toussaint reprend son propre travail.

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Il sort l'album "Southern Nights", puis "Nightbirds" en 1975, avec le groupe Labelle.

 

Il arrange et produit cet album qui connait un grand succès internationale, grâce au hit Disco "Lady Marmelade".

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Allen Toussaint est désormais incontestablement reconnu comme un grand de la musique internationale.

 

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Allen collabore même avec Paul MacCartney, et son groupe, les Wings.

Il est de la partie pour le plus important succès du groupe de Paul MacCartney : l'album "Venus and Mars".

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A la fin des années 1980il participe au spectacle musical Straggerie, joué avec succès à Broadway.

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Ses nombreuses compositions sont reprises, en "sample", par la jeune génération adepte de culture Hip Hop.

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Allen Toussaint est toujours à l'écoute de son époque, et surtout, il est reconnu par la jeune génération comme un père.

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Son Studio Sea Saint va être malheureusement dévasté par le terrible ouragan Katrina en 2005.

 

 

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 - (Source : 75 M.N.S) -

 

 

Il apparaît lors d'une émission de télévision nationale, en hommage aux victimes de cette terrible catastrophe naturelle.

 

Pendant les années 2000, Allen continue son travail, après avoir péniblement remis en place ses affaires détruites par l'ouragan. 

 

Il collabore avec beaucoup de succès avec Elvis Costello pour VERVE Records en 2006.

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Sa grande notoriété lui permet d'avoir son morceau "Sweet Touch of Love" choisit par la marque AXE (!!) lors d'une campagne planétaire de publicité.

 •

Allen Toussaint va continuer à donner de nombreux concerts, tout en recevant d'innombrables décorations.

C'est ainsi que, dès 1998, Allen Toussaint est accueillie au Rock 'n' Roll Hall of Fame (!!!).

 

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En 2009 c'est le Louisiana Music Hall of Fame qui l'honore, puis le Blues Hall of Fame en 2011.

Sa dernière grande consécration, la plus importante pour lui,

est octroyée par le président Obama en 2013 : la National Medal of Art.

Ce sont certes les dernières années du musicien, toutefois, jusqu'au bout, il va assouvir sa passion.

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 Allen Toussaint meurt ainsi lors d'une tournée.

 

 Frappé par une crise cardiaque survenue en 2015 à Madrid, en Espagne.

A 77 ans, Allen Toussaint était un artiste infatigable, il avait gardé son élan de jeunesse.

Sa fabuleuse énergie a forgé la musique de la Nouvelle Orléans,

gravant à jamais son empreinte sur les vinyles de la Big Easy.

 

Alexandre Saillide-Ulysse.

 

 

 

 75 M.N.S

 

 

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 - (Source : J.M) -

 

 

 

 

 Sources :

 

 - Havard Gilles, Vidal Cécile, "Histoire de l'Amérique Française", Editions Flammarion, Paris, 2003.

- Sebastien Dachin, "Encyclopédie du Rhythm 'n' blues et de la Soul", Fayard, Paris, 2002.

- Jacques Barsamian, François Jouffa, "Encyclopédie de la Black music", Editions Michel Lafon, Paris, 1994.

- Franck W Hoffman, Richard Carlin et Albin J Zak, "Rhythm 'n' Blues, Rap, and Hip Hop", Allia, Paris, 2000.

 

 

Références Musicales :

- Sélection 1 : Allen Toussaint "Yes We Can" -  2012 , Studios Kut à Austin, Texas, Etats-Unis.

- Sélection 2 : Tousan "Java" - Album "The Wild Sounds of New Orleans" RCA Records (LPM -1767), 1958.

- Sélection 3 : Irma Thomas "Hittin on Nothing", MINIT Records (666), avril 1963.

Sélection 4 : Lee Dorsey "Ride your Ponny" , AMY Records (927), mai 1965.

- Sélection 5 : The Meters "Cissy Strut" , JOSIE Records (45-1005), mars 1969.

- Sélection 6 : Betty Harris, "Mean Mean", SANSU Records (478), février 1968.

 

 



20/12/2015
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