Le Cercle Modernist

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LeRoi Jones "Le Peuple du Blues" - Première Partie -

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  - LeRoi Jones "The Negro experience in White America and the Music developed from it"  1963  (Source : W.M.C ) -

 

L'originalité de la culture Afro-américaine 

 

 

Mod on le sait, est l'abréviation de Modernist.

Terme qui distinguait parmi les noctambules de Soho à Londres, les tenants du BeBop et du Modern Jazz.

 Des Trads, adeptes d'un revival du Jazz New Orleans.

Ce dernier étant supposé le seul pur et original (or, LeRoi Jones réfute la légende d'un foyer unique à l'origine du Jazz).


Bien qu'au début ils ne se nommaient pas ainsi eux mêmes, certains se qualifiant, par exemple, de Continentalist, ils étaient déjà Modernist.

Ils voulaient définir leur propre style de vie pour affirmer des valeurs nouvelles.

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Or, le nouveau implique toujours un ressourcement.

C'est pourquoi le véritable creuset de la culture Mod fut le mouvement Britannique de redécouverte du Blues à la fin des années 1950.

 •

Le livre de Le Roi Jones prend ainsi toute son importance à nos yeux.

Aujourd'hui encore, cet essai demeure la référence ultime pour les amoureux du Blues et du Jazz.

C'est une tentative d'interprétation de ce que l'auteur considère comme l'origine de la conscience et de la culture Afro-américaine.

Une tentative faite à travers une reconstitution de sa cohérence existentielle, poétique et musicale. 

 

 

12200959_522409674588690_1839709466_n.jpg-  Le Roi Jones et Diane Di Prima, au Cedar Cavern en 1960 (Source : F.W.Mc Darrah ) -

 

 

Everett LeRoi Jones, alias Amiri Baraka, né le 7 octobre 1934, et mort le 9 janvier 2014.

Everettt était un éditeur (fondateur de Totem Press) l'un des premiers à publier Jack Kerouac et Allen Ginsberg en 1957-58, philosophe, poète, dramaturge, activiste culturel et révolutionnaire.

Fils d'un employé des postes et d'une assistante sociale de Newark, ville industrielle du New Jersey, il comptait un pasteur Baptiste parmi ses ascendants.

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Engagé dans l'U.S Air Force en 1954.

Il y est dénoncé pour communisme et quitte alors l'armée pour rejoindre la "bohème" de New York City à Greenwich Village et au Lower East Side.

Il y devient l'un des fondateurs du mouvement Beat et passionné de Jazz, en 1960.

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Il est invité à Cuba par Fidel castro, avec une délégation d'écrivains Noirs, et sort un livre enthousiaste : Cuba Libre.

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Il a déjà connu une riche activité littéraire lorsqu'il publie "Le peuple du Blues" en 1963, livre de maturité et oeuvre charnière.

Si certains le définissent comme une "histoire radicale du Blues", parce qu'il comporte en effet des éléments historiques précieux.

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C'est néanmoins une exploration de la philosophie de la culture Afro-américaine.

Une exploration dont il s'agit d'interroger le sens, et d'en tirer un certain nombre d'enseignements, sur le plan esthétique et étique.

C'est-à-dire d'une philosophie de la sensibilité, de la pratique, et de l'action

 

 

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- Affiche concert Apollo Theater  New York 1960 (Source : R.C.V.M) - 

 

 

Le livre est divisé en 12 chapitres.

Il se développe selon une progression de l'émergence du Blues à la scène Jazz après le BeBop, contemporaine de l'auteur.

Il suit ainsi un mouvement dialectique à partir du moment originaire : l'arrivée des Noirs déportés d'Afrique en Amérique du Nord, au XVIIIe siècle.

Les deux premiers chapitres esquissent les contours de la condition du Noir en tant qu'esclave d'un type inouï.

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Le troisième en développe les conséquences.

Des conséquences dans l'évolution d'une musique propre aux Noirs.

Une musique qui marque l'apparition de la conscience d'appartenir irrémédiablement à un monde nouveau.

 •

Le quatrième chapitre montre le rôle crucial, si l'on ose dire,  de l'acculturation religieuse des Noirs.

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 L'adoption du christianisme n'alla pas sans réticences de la part des propriétaires blancs.

Mais, elle fut encouragée par des missionnaires.

Il offrit aux noirs leur premier espace-temps.

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Un espace-temps d'une relative autonomie.

C'est là que certains thèmes occultes et des techniques musicales d'origine Africaine survécurent.

Une subsistance sous couvert d'intégration à des thèmes et techniques musicales occidentaux à usage sacré.

 

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- (Source : B.S) -     

 

Le chapitre cinq montre que le Blues s'enracine dans l'expérience de l'esclavage.

C'est l'émancipation au lendemain de la Guerre de Sécession, qui lui donne sa forme et son existence caractéristique.

L'émancipation entraînait, en effet, une prise de distance vis-à-vis de l'encadrement religieux des églises Noires.

Le Blues résulta de cette double émancipation relative.

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Il permet d'accéder à un mode d'existence profane, en se débarrassant des oripeaux de formes musicales et de thèmes imposés.

 

Les chapitres suivants développent les différentes étapes de l'évolution du Blues, qui s'entrelace avec celui du Jazz.

Un moment déterminant sera l'accélération de l'industrialisation du nord des Etats-Unis.

Une accélération stimulée par la guerre de 1914-1918 (chapitre 8).

 

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Pour la première fois, de façon massive, les Noirs son mobiles.

Ils quittent la société rurale du Sud.

Ils vont occuper des emplois industriels et urbains.

Plus encore, plus de quatre cent mille d'entre eux partent en Europe.

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Ils participent à l'engagement américain durant la Première Guerre Mondiale.

Tout cela modifiera profondément la conscience que les Noirs auront d'eux-mêmes.

Cela va se traduire dans leur musique.

Le Jazz devint ainsi un genre distinct vers 1920.

 

 

 

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 - "The old Plantation" circa 1785-1795 Tableau attribué à John Rose (Source : R.M.V) - 

 

 

 

A chaque phase, les noirs ont créé le genre de musique que leur dictait leur milieu social et sociologique. (...L) L'effort que firent les noirs pour parvenir à ne plus être, même dans ce domaine, à l'écart du courant dominant de l'Amérique blanche, est le thème central de ce livre. (Chapitre VI, page 105).

 

 

 

LeRoi Jones mesure toute l'originalité de l'esclavagisme aux Etats-Unis, par comparaison avec les anciens systèmes d'esclavage.

"Un noir libéré, et il y en a un certain nombre même avant la prétendue Emancipation, restait toujours un ex-esclave.
Sinon qu'aurait-il fait aussi ?" (Chapitre I, page 21).
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L'esclavage Antique était la conséquence logique du manque de courage guerrier de l'assujetti.

Un courage dés lors privé de la condition d'homme libre mais non de son humanité.

Or l'esclavagisme moderne repose sur un déni préalable d'humanité.

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 L'esclave Noir n'aura même pas eu la chance de prouver sa valeur personnelle.

La couleur de peau vient renforcer ce différent et en devient un stigmate.

• 

Mais il y a plus pour LeRoi Jones.

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La radicalité de cette position reposera essentiellement sur une rencontre.

La rencontre asymétrique entre deux conceptions du monde incommensurables.

 

D'un côté, une compréhension de la destinée humaine fondée sur l'idée que le "bonheur" ;

 

 

 

cartes_routes_du_blues_avant_1945.png- Carte "Les route du Blues avant 1945" (Source : B.M) -

 

 

entendu au sens de bien être matériel (confort).

ne peut être atteint que par l'enrichissement personnel.

 •

De l'autre côté, l'idée que la destinée humaine est le jouet des Dieux.

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En dépit des efforts constant des noirs.

Des efforts pour se faire une place dans ce "nouveau monde" ;

ce choc initial se poursuivra dans ce que l'auteur appelle le "décalage culturel".   

 

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Ce sont les civilisations africaines, le maintien de leurs certains éléments en Amérique, et le poids de la civilisation adoptive qui ont produit le Noir américainC'est une race nouvelle. Je me propose de prendre systématiquement la musique comme éléments de référence. Tout simplement parce que à mes yeux l'évolution de la musique africaine et sa transformation en musique noire américaine (une musique nouvelle) reproduisent en microcosme tout ce processus" (Chapitre I, page 27).

 

  

 

Cette musique va engendrer le Gospel, le Blues, le Jazz, le Rhythm 'n' Blues , puis la Soul.

Elle se présente comme le noyau, voire la matrice d'une culture nouvelle.

Une musique tout à fait originale et absolument moderne.

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La culture Afro-américaine véritable phénomène de créolisation, au sens ou l'entend l'écrivain Edouard Glissant.

 •

LeRoi Jones souligne que l'acculturation des enfants Africains, nés esclaves aux Etats-Unis, fut beaucoup plus rapide et complète qu'en d'autres contrées des Amériques.

Des contrées ou subsistent encore, jusqu'à aujourd'hui, comme en Guyane, des "africanismes" nettement reconnaissables.

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Des traits africains déterminent bien entendu, l'originalité de la culture Afro-américaine qui resterait autrement inexplicable.

Mais, ils se sont bien plus indistinctement fondus en elle qu'ailleurs et ont, en retour, eut une action profonde sur l'ensemble de la culture américaine.

 •

C'est de ce creuset qu'est issu un type humain entièrement nouveau : le Noir américain est le surgeon de sa culture propre, le Blues.

Le Blues est donc le principal témoin de la profonde transformation d'esclaves africains.

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Des esclaves ayant perdu leur liberté native, définitivement coupés de leur sol et de leur culture.

Des américains descendants d'esclaves nés esclaves sur le sol américain, devenus anglophones.

Des américains qui ont hérité, dit LeRoi Jones, des idées sur le monde "d'une étonnante complexité" élaborées par leurs parents.

"Des parents confrontés aux différences entre ce qui leur était naturel et ce qui leur était imposé en esclavage" (Chapitre I, page 26).
 

 

 

 

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 - Encart Publicitaire COLUMBIA Records années 1920 catalogue "Race Records"  (Source : CR &P@R) - 

 

 

Du Blues au Jazz

 

 

Si la chanson de travail, d'origine Ouest-Africaine est apparue assez naturellement, il n'en fut pas de même avec le chant religieux.

Car l'Amérique protestante n'offrait pas les mêmes possibilités de syncrétisme à double-fond que permirent les contrées catholiques.

Des contrées ou les saints venaient aisément recouvrir les divinités locales.

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Dans les champs, tandis que les premiers esclaves se souvenaient de mélopées et de litanies africaines, leurs enfants les ont infléchies sur des thèmes américains, selon leur propre expérience.

D'autant plus nécessairement que les thèmes sacrés africains, et l'usage de tam-tam, furent rapidement prohibés dans les plantations des Etats-Unis.

Une situation différente dans les Caraïbes par exemple.

 

 

"Seuls la religion et la magie et les arts non plastiques ne furent pas entièrement submergés par les concepts Euro-américains. Ni la musique, ni la danse, ni la religion ne produisent d'objets : c'est ce qui les sauva. Il était presque impossible d'anéantir ces expressions non matérielles de la culture africaine. Et c'est là l'héritage le plus manifeste du passé africain, même aux yeux du Noir américain contemporain."  (Chapitre II, page 37).
 

 

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-  Augustin Brunias "Danse d'esclaves" 1770  (Source : P.B) -

 

  

 

L'un des fondements majeurs de la musique Afro-américaine provient d'un héritage africain authentique : le lien entre le rythme, la voix, et l'intonation. 

 •

LeRoi Jones explique que la complexité et la subtilité des rythmes africains tient au fait qu'ils ne forment pas seulement un code de communication.

Il représente également  aussi une retranscription.

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Une retranscription ouverte à l'interprétation de l'émetteur de vocable entier !

De là aussi la complexité du style harmonique Africain au regard de la norme Occidentale.

La variabilité de l'intonation et l'ouverture à l'improvisation sont donc communs aux structures musicales Africaines et Afro-américaines. 

 

 

"Dans les langues africaines, le sens d'un mot peut être modifié en en changeant la hauteur du son ou en déplaçant l'accent tonique - Tout comme on peut, d'un léger glissement de la langue, transformer la banale réponse du Ouais en défi insolent. Les philosophes appellent cette "combinaison de la hauteur et du timbre" le "ton significatif", et c'est un élément fondamental de la langue et de la musique d'Afrique-occidentale qui c'est indiscutablement transmis aux Noirs du Nouveau Monde".  (Chapitre 3, page 52). 

 

 

De plus, la technique de l'antienne, l'exposition d'un thème par un soliste auquel répond un choeur, deviendra le principe même du Jazz.

 

En effet, le Jazz est une conversation entre musiciens, dont les instruments sont les voix, qui exposent et partagent leurs émotions.

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Selon, Schopenhauer, la musique est le langage de l'âme.

Alors la musique Afro-américaine, est plus que tout autre, celui de l'âme plongée dans le bain glacé du monde moderne.

 

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C'est l'émancipation des esclaves à la suite de la Guerre de Sécession qui a rendu possible l'avènement du Blues.

Il fallait, en dépit d'une vie d'abord misérable, et faite de toutes sortes de restrictions légales, sociales et économiques ;

 qu'il soit possible aux Noirs de ne pouvoir arracher des moments de loisir, et de solitude à l'effort de reproduction de son existence. 

Progressivement, la vie individuelle du Noir désormais livré à lui-même s'insinua dans le chant du travail.

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Vivant au milieu des cris et des lamentations coutumiers de l'ancien esclave.

Le Blues est l'expression de cette individualisation de l'existence du Noir affranchi.

Mais, c'est  aussi l'expression de la découverte d'un monde qu'il était désormais libre de parcourir, et parfois contraint d'y errer pour chercher du travail.

Il fera ainsi l'expérience des contradictions de la liberté.

 

 

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-  Carte Guerre de la Sécession aux Etats-Unis (1861-1865)  (Source :G@) -

 

 

"Même si sa naissance et son développement semblent liés en définitive au mouvement général de la masse des noirs vers la culture centrale de ce pays, il a continué de trouver son inspiration et sa force émotive dans l'individu, dans ce que sa vie et sa mort comportent d'absolument personnel.  (Chapitre VI, page 107).

 

 

Il en découle l'extrême individualité des styles.

A l'intérieur du cadre qui distingue cette musique, une chanson à douze mesure et trois phrases, à chaque chanteur correspond un Blues différent.

C'est ce qui le rendit si difficile à assimiler pour les musiciens blancs;

Des musiciens qui ne savaient pas discerner d'abord ces différents, et cherchaient à reproduire une idée uniformisée de ce qu'ils entendaient. 

 

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"Ragtime, Dixieland Jazz, tous ces mots sont américains, et partout dans le monde, évoquent les Etat-Unis. Mais le mot Blues se rapporte directement au Noir et aux liens personnels qui le rattachent à l'Amérique.(...) Le Blues, lui, exprime l'expérience même du Noir. De toute la musique qu'il a créé, c'est la seule à laquelle on ne peut attribuer une signification générale que celle qu'il lui a initialement donnée".       (Chapitre VII, page 146). 

 

 


LeRoi Jones en déduit même avec logique qu'il est impossible au blanc de comprendre le Blues.

Il lui est difficile et d'apprendre à le jouer.

Il ne peut à l'évidence partager l'expérience singulière du Noir américain.

Les fans d'Eric Clapton apprécieront.

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Le Jazz est l'agent et le fruit de l'universalisation de l'esprit Afro-américain.

En effet, le Jazz aurait résulté d'un certain retour, plus ou moins forcé, des musiciens noirs et créoles de la classe moyenne affranchis et assimilationnistes.

Un retour vers la musique de ceux qu'ils affectent d'ignorer : les Noirs des classes populaires du Sud et des faubourgs ouvriers du Nord.

Des esclaves affranchis et non assimilés, jouant et écoutant du Blues.

 

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Les Noirs qui se voulaient "citoyens" et "blancs" avaient cherché à assimiler la musique de tradition européenne et ses techniques d'orchestres.

Il en résulta des musiques de fanfares et de bals démarquées des marches, quadrilles, valses, scottischs, polkas, etc...

Et surtout le Ragtime, imitation de musiques blanches parodiant les Noirs !

Mais, sous l'effet de lois ségrégationnistes ;

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les efforts d'assimilation des Noirs de la classe moyenne furent stoppés.

Ils revinrent alors vers leurs "frères" restés pauvres.

L 'apport du Blues aux musiques pour orchestre de divertissement "honnêtes" engendra le Jazz.

Une musique qui embrassa tout le spectre de la diversité d'expérience que les Noirs de toute condition avaient désormais de l'Amérique.

 

   

 

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- Bessie Smith (Source : P.R) -



Le commencement du XXe siècle, avant la dépression de 1929, à vu les Noirs changer de condition.

Il passent, en effet, de la condition quasi exclusive d'ouvriers agricoles ou de petits propriétaires confinés dans le Sud à celle d'ouvriers.

Certains même deviennent artisans, commerçants, de profession libérale ou pasteurs, dans les grandes cités industrielles du Nord : Chicago, Detroit, etc...

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Le Blues y connut alors une certaine fortune, notamment grâce aux Race Records, dont le label OKEH est un des plus illustres représentants.

OKEH enregistre pour la toute première fois une chanteuse noire en 1920 avec le 78 tours de la chanteuse Mamie Smith.

Le label accompagna le succès de grand artistes de scène comme Bessie Smith.

 

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Bessie Smith va malheureusement décéder prématurément en 1937...

Ce fut la période du Blues dit "classique", dominé par les femmes.

La dépression de 1929 à brisé cet élan.

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Le Blues retourna pour longtemps à l"univers domestique, tandis que le Jazz prenait son essor.

La nouveauté du Jazz tient a cet élargissement de l'existence des Noirs des Etats-Unis.

• 

Un élargissement incluant des interactions également plus variées avec les blancs.

 

 

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- Encart Publicitaire Réédition 1999 (Source : C.B) -

 

 

Ainsi porteur d'universalité, le Jazz est devenu la musique la plus moderne issue de la culture américaine.

"Sans le Jazz, la classe moyenne noire n'aurait pas eu de musique, et le blanc n'aurait pas eu accès au Blues. Mais le Jazz à su refléter non seulement le Noir et son Amérique mais aussi une Amérique blanche."    (Chapitre 10, page 222).

 •

 Nous voilà donc arrivées à la fin de cette première partie de l'article écrit par "BonBel".

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Très prochainement, la suite de ce passionnant récit de LeRoi Jones va vous être proposé.

Un récit traitant toujours des origines de la musique Afro-américaine.

Un élément fondateur pour notre culture et "Le Cercle Modernist" ! 

 

 

 

BonBel / 75 M.N.S

 

Sources :

 

- Anderson Paul "Smiler", "Mods The Nex Religion : the styles and the music of the 1960s Mods", Omnibus Press, London, 2013.

 

- Barnes Richards, "The Mods !", Plexus Publishing Limited, London, 1979.

 

- Jones LeRoi, "Le Peuple du Blues : la musique noir dans l'Amérique blanche", traduit de l'Anglais par Jacqueline Bernard, Editions Gallimard, Paris, 2013 (1997, 1968 pour la traduction).

 

- Malson Lucien, "Histoire du Jazz et de la musique Afro-américaine", Editions Seuil, Paris, 2005 (réédition revue et augmentée de l'ouvrage paru dans la collection 10/18, UGE 1976).

 

- Savage Jon, "Teenage the creation of Youth 1875-1945", Chatto & Windows, London, 2007.

 

- Sers Philippe, "La révolution des avant-gardes, l'expérience de la vérité en Art", Editions Hazan, Paris, 2007.

 



20/11/2015
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