Le Cercle Modernist

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Jazz 45's Libellus VI "Special Hard'bOp"

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 - Affiche du Festival Jazz de New Port en 1958 (Source : RIR) -

 

 

Après avoir consacré entièrement l'opus V du Jazz 45's Libellus au style Be'Bop ;

Le numéro VI de cette rubrique du Cercle Modernist est dédié cette fois au Hard'Bop Jazz.

Indiscutablement, le Hard'Bop est un style de Jazz très spécifiquement lié à notre culture Modernist.

Effectivement, son influence est profonde pour la genèse culturelle initiée par la toute première génération Modernist.

Nous commencerons, tout d'abord, cette immersion dans le passionnant monde Afro/Américain des années 1950/60,

par une sélection (non exhaustive !)  justement et exclusivement composée de morceaux spécifiques à ce style musical.

Puis, nous poursuivrons avec l'habituel "Plus en Détail" qui abordera plus précisément les spécificités et singularités de ce Har'Bop Jazz.

Comme d'habitude, n'oubliez pas que cette rubrique du Cercle Modernist attends vos différentes suggestions, ou autres précisions avec plaisir.

 

 - Référence musicale 1 (en bas d'article) -

 

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 - Partie du programme du Festival Jazz de New Port en 1958 (Source : RIR) -

 

 

La Sélection du Cercle Modernist

- Hard'Bop Jazz -

 

* John Coltrane "Blue Train" - Blue Note Records (1691) -1958

 

* Miles Davis Quintet "Solar" - Prestige Records (185) - 1954

 

* Horace Silver "Cool Yes" - Blue Note Records (1655) - 1956

 

* Lee Morgan "I'm Fool To Want You" - Vee Jay Records (360) - 1960

 

* The Jazz Messengers "Cranky Spanky" - Columbia Records (B10401) - 1957 

 

* Jimmy Smith "The Swing Shepherd Blues" - Blue Note Records (1711)  - 1959

 

* Ahmad Jamal "Secret Love" - Argo Records (5317) - 1958

 

* Sonny Rollins Quintet "St Thomas (Part 1)" - Prestige Records (108) -1957

 

* Cannonball Aderley Quintet "This Here (Part 1)" - Riverside Records (R45/432) -1960

 

* Charlie Parker "Out Of Nowhere" - Vogue Records (Fr / EPL 8202) - 1964

 

* Lenny Tristano "Requiem" Atlantic Records (569) - 1956

 

* Thelonious Monk "Let's Call This" - Prestige Records (1352) - 1955

 

* Charles Mingus " Bird Calls" - Phillips Records (EP - Neth / 429731BE) - 1960

 

* Nat Addderley "Work Song" - Riverside Records (EP - Neth /3201) - 1962

 

* Clifford Brown & Marx Roach "Jordu" - Vogue Records (EP U.K / V1083) - 1955

 

 

- Référence musicale 2 (en bas d'article) -

 

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- Affiche de concert Art Blakey & The Jazz Messengers en 1959 (Source : JHCF) -

 

 

"Plus en Détail ..."

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- Hard'Bop Jazz'Era ! -

 

 

Comme je l'ai souligné dès les premières lignes de cette rubrique, le Hard'Bop est un style de Jazz particulièrement lié à notre culture Modernist.

Effectivement, la genèse et le développement du Hard Bop correspondent à la même période que l'éclosion de la culture Mod en Grande Bretagne.

Cette influence ne se limite pas à la musique jouée par ses talentueux Jazzmen, c'est en fait tout leur environnement qui va influencer les Modernists originaux.

C'est bien l'ensemble de la musique, et de la culture, Afro-Américaine qui représentent les fondements et les racines de cette "Modernist new religion".

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En tant que courant musical novateur au sein du Jazz, le Hard Bop est justement une musique d'avant garde revendicative pour cette génération de musiciens.

Car, même si le Hard Bop est le continuateur du Be'Bop, ce courant va introduire de nouvelles influences issues (elles aussi) du monde musical Afro-Américain.

Le Hard Bop est bien entendu issu de la longue et fascinante histoire du Jazz Afro-Américain, tout en étant le reflet de cette nouvelle génération pleine d'espoirs.


Une période extrêmement riche que nous n'avons pas fini de découvrir, comme nous le démontrent les nombreuses parutions abordant cette période charnière.

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Ce sont les terribles remous de la Seconde Guerre Mondiale qui vont littéralement métamorphoser l'histoire de la musique Jazz Afro-Américaine.

La Seconde Guerre Mondiale, et son inévitable mobilisation massive d'hommes, va effectivement rendre presque impossible la survie du Swing Jazz.

Le Swing Jazz est un style qui avait effectivement besoin de très nombreux musiciens, pour fournir ses nombreux et imposants orchestres.

Certains de ces orchestres ont même plus de vingt membres, comme les Big Bands de Benny GoodmanCount BasieDuke Ellington, ou Glenn Miller

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N'oublions pas que depuis les années 1930, le Swing Jazz (aussi appelé Hot, ou encore Middle Jazz) est la musique totalement en vogue dans les Bars et Clubs.

Il permet, surtout, la reconnaissance mondiale de ce style musicale, issu de la culture Afro-Américaine, en le consacrant enfin en tant que musique à part entière.

Le Swing va également introduire la mixité et la tolérance raciale au sein des Big Bands, désormais composées de musiciens de toutes les couleurs.

N'hésitez pas à propos du Swing Jazz à vous reporter (dans cette même rubrique du Cercle Modernist) au différents articles qui lui sont justement consacrés.

 *

 - Référence musicale 3 (en bas d'article) -

 

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 - Programme du Festival Jazz de New Port en 1958 (Source : RRI) -

 

La Seconde Guerre Mondiale va donc radicalement transformer le Swing Jazz, musique d'orchestre festive et dédiée à la danse,

en un style Be'Bop permettant aux Jazzmen d'étaler plus leur immense virtuosité tout en laissant libre cours leur imagination.

L'improvisation, déjà existante dans le Swing, devient désormais centrale (tout comme le Quintet) avec ce nouveau style Be'Bop.

Les figures emblématiques durant cette grande période dite Be'Bop vont être très nombreuses, comme Dizzy Gillespie ou Charlie Parker.

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Il est primordial de rappeler que Dizzy Gillespie et Charlie Parker vont justement prendre une part importante dans la gestation et la naissance du Hard Bop.

Comme je le souligne souvent, l'évolution des différents style de Jazz Afro-Américain est particulièrement marqué par l'investissement de ses propres musiciens.

Avant l'apparition du Hard Bop, Miles Davis (qui avait largement participé à l'aventure du BeBop avec Dizzy Gillespie et Charlie Parker) invente le Cool Jazz.

C'est surtout le génial Miles Davis, avec son album "Birth Of Cool" sorti par Capitol Records en 1957, qui marque la naissance de ce nouveau Cool Jazz.

 

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 - Album Capitol Records de Miles Davis en 1957 (Source : 75 M.N.S ®) - 

 

Le Cool Jazz est un style hétérogène qui va reprendre une grande variété de styles, même si il reste marqué par un tempo et un son plus feutré.

Pourtant, si à l'origine le Cool Jazz est bien né à New York City, il va surtout être associé à la côte Ouest des Etats-Unis et à la Californie.

Ce sont en fait des musiciens blancs en provenance de Californie et de la côte Ouest qui vont se mélanger aux musiciens noirs de la Big Apple.

Alors que le Jazz est encore essentiellement une musique Afro-Américaine, les musiciens blancs vont prendre une grande part de l'aventure du Cool Jazz.

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Ces musiciens blancs vont d'ailleurs donner naissance au Jazz de type West Coast, style dont notre scène Modernist est aussi particulièrement attachée

et dont nous aurons très prochainement l'occasion de parler plus précisément dans cette même rubrique "Jazz Au Clair" du Cercle Modernist.

Le pianiste Bill Evans va, entre autres, apporter sa pierre à l'édifice du Cool Jazz en développant la voie de l'improvisation part le biais de la musique modale.

Musicalement, ce Cool Jazz met en avant de nouveaux instruments, issus des orchestres de musique classique (comme le cor ou la flûte traversière).

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De plus, la section rythmique du Cool Jazz se fait désormais plus discrète en passant même au second plan dans les interprétations.

De cette façon de nombreuses formations de Cool Jazz vont tout simplement faire disparaître la batterie de leur formation !

Ce courant du Cool Jazz va lui-même donner naissance à d'autre styles, encore une fois très écoutés au sein de notre culture Mod,

comme la Latin' Soul & Jazz, la Bossa Nova, le Jazz Modal, ou le Free Jazz ... la liste n'est pas exhaustive bien entendu !..

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Le Hard Bop est donc issu de ces riches traditions propres au Jazz Afro-Américains, il va émerger en réaction au Cool Jazz dominé par les blancs.

L'émergence du Hard Bop, durant les années 1950, illustre également une forte volonté de retour aux sources des musiciens noirs américains.

Tout comme le mouvement Jazz Renaissance des années 1910/20, ces artistes musiciens du Hard Bop veulent magnifier leur culture Afro-Américaine.

Des musiciens de Jazz qui proclament "Black is Beautiful" avec fierté en ayant la volonté de bousculer le monde musical dans lequel ils évoluent.

 

 - Référence musicale 4 (en bas d'article) -

 

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 - Logo de la compagnie de disques Blue Note (Source : BNR) -

 

Les musiciens de Jazz de couleurs Noirs ne se reconnaissent effectivement pas dans cette musique au style plutôt édulcoré.

Ils veulent au contraire rendre plus d'énergie et de l'âme à leur musique BeBop, aussi appelée neo Bop par certains spécialistes.

De nombreux musiciens Afro-Américains ne s'identifient pas (ou plus ...) à ce West Coast Jazz qu'ils jugent trop feutré et sans conscience revendicative.

En outre, comme je le souligne régulièrement dans le Cercle Modernist, les Etats-Unis sont toujours sous le joug d'une terrible ségrégation raciale.

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Les musiciens du Hard Bop vont donc introduire de nouvelles sonorités au sein du Jazz, notamment les harmonies du Gospel et du Blues.

Ce nouveau courant musical donne surtout une nouvelle importance, une véritable prédominance, à la rythmique des compositions.


Le rôle de la batterie va donc être de première importance dans le Hard Bop, comme par exemple avec les fantastiques batteurs Art Blakey ou Max Roax.

L'immense batteur Max Roach (1924-2007) va justement être à l'origine de l'apparition de ce Jazz novateur dès la toute fin des années 1940.

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Max Roach va commencer sa carrière très tôt, il joue dés sa plus jeune enfance auprès de sa mère, chanteuse de Gospel.

Max Roach obtient à 17 ans le diplôme de la "Manhattan Conservatory Of Music", il commence sa carrière de batteur avec le grand Dizzy Gilespie

Puis, après avoir joué pour Duke Ellington, il rejoint la formation de Charlie Parker en 1945 en écumant les nombreux clubs de Jazz à New York City.

Max Roach va ainsi perfectionner son jeu de batterie dans des Jam sessions endiablés au sein du quartier de Harlem, authentique le fief du Hard Bop Jazz.

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Après avoir enregistré "Birth Of Cool" avec Miles Davis, il met sur pieds son propre Quintet de Jazz en créant littéralement ces nouvelles sonorités.

Son nouveau Quintet de Jazz est composé du talentueux saxophoniste ténor Sonny Rollins, accompagné du trompettiste Clifford Brown.

Max Roach, tout comme l'ensemble des musiciens adhérant et jouant du Hard Bop, vont faire émerger ce nouveau style lors de longues séances.

Notons d'ailleurs que la formation de type Quintet / ou Quintette ( composée de batterie, basse, piano, trompette et saxophone ténor)

est justement caractéristique de ces nombreuses et géniales formations jouant du Jazz de type Hard Bop durant cette période.

 

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   - Max Roach 1924-2007 (Source : DW) -

 

Lors de ses séances fondatrices pour le Hard Bop, les musiciens rivalisent de virtuosité en changeant volontairement le rythme des morceaux.

C'est une véritable découverte de nouveaux phrasés, comme lorsque ces musiciens n'hésitent pas à changer le tempo pendant l'interprétation.

Le grand pianiste compositeur Théolonious Monk (1917-1982) nous a légué une parfaite définition du style des Hard Boppers :

"notre façon de jouer changeait chaque soir, il y à trois choses importantes dans la musique : le rythme, le ryhtme, le rythme !"

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Au passage, notons que certains spécialistes se posent la question de l'authenticité de l'existence de ce courant Hard Bop.

Il affirment que les Quintet dit Hard Bop ne se distinguaient pas tellement des autres formations de Bop à l'époque.

Pour ces sceptiques, Art Blakey est l'unique représentant de ce mouvement qui ne fait que reproduire du Bop (mais en mode mineure).

Querelles de spécialistes qui n'ont pas encore (loin de là même !...) ébranlé la légende de ces Jazzmens Hard'Boppers !

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Par contre, il est tout de même évident que les principaux protagonistes de cette aventure Hard Bop se content sur les doigts des mains.

En fait, les premiers musiciens et acteurs de cette période magique représentent une petite bande : Art Blakey et son groupe des Jazz Messengers

avec le batteur Max Roach (dont nous avons déjà parlé), puis le saxophoniste Sonny Rollins, et enfin le contrebassiste Charlie Mingus.

Chef d'orchestre, contrebassiste et compositeur, Charles Mingues (1922-1979) n'a pas uniquement marqué l'histoire du Hard Bop ;

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ce véritable génie du Jazz va effectivement laisser son inimitable empreinte de la période Be Bop, jusqu'au Free Jazz des années plus tard.

Les racines familiales de Charles Mingus sont multiples : son père est Sino-Britannique, et sa mère Afro-Américaine et Suédoise !

Dès son adolescence le jeune Charles Mingus compose des morceaux de musique classique et de Jazz, il est fasciné par Duke Ellington.

C'est justement durant sa jeunesse qu'il devient rapidement un virtuose du "Third Stream Jazz" (littéralement "le Troisiéme Courant").

 

 - Référence musicale 5 (en bas d'article) -

 

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 - Affiche du New York Jazz Festival en 1959 (Source : JM) -

 

Le Third Stream, terme originellement formé en 1957 par le compositeur américain Gunter Schuller et initié par John Lewis,

est un style musical consistant à composer des morceaux de Jazz en utilisant les principes musicaux (et les partitions) de la musique classique.

Charles Mingus va d'abord marquer l'histoire du Be Bop Jazz lorsqu'il enregistre, sur son propre label en 1953 (Debut Records),

le concert donné au "Jazz Massey Hall" de Toronto avec le Quintet emblématique composé de Dizzy Gillespie, Charlie Parker, Bud Powell et Max Roach !

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Charles Mingus va enregistrer un nombre impressionnant de morceaux anthologiques qui vont incontestablement marquer, à jamais, l'histoire de la musique.

Bien évidemment, cette première bande de musiciens qui ont une place majeure dans le Pantheon du Hard Bop ne s'arrête pas à cette première liste.

Comment ne pas citer les nombreux autre musiciens qui vont activement participer à l'aventure : Roy Hanes, Wes Montgomery, Clifford Jordan, Lee Morgan,

Herbie Hancock, Nat Adderley, Hank Mobley, Freddie Hibbard, ou Joe Henderson et encore beaucoup d'autres car la liste ne peut ^tre exhaustive (!!).  

 

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Un label de Jazz particulièrement prestigieux va justement illustrer, et brillamment représenter, le Hard Bop durant les années 1950 et 1960.

 C'est effectivement le,label Blue Note Records qui va représenter cette nouvelle vague musicale au sein du Jazz Afro-Américain.

Fondée à New York City en 1939 par messieurs Max Margulis et Alfred Lion, cette compagnie de disques se consacre a sortir des enregistrements de Jazz.

Il est d'ailleurs intéressant de noter que même si Blue Note a effectivement enregistré et sorti de nombreux morceaux devenus des classique du style Hard Bop;

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ce label emblématique du Jazz de la Big Apple va également enregistrer avec pratiquement tous les Jazzmens incontournables de l'époque.

Un label qui va aussi travailler avec les meilleurs techniciens de studios d'enregistrement, comme le génial ingénieur du son du label Rudy Van Gelder.

Le grand Rudy Van Gelder peut être considéré, sans aucun doute, comme un des meilleurs ingénieur du son de toute l'histoire du Jazz.

C'est un véritable virtuose des consoles de studios qui va enregistrer durant sa carrière plus de 2100 albums, dont la plupart pour le label Blue Note

 

- Référence musicale 6 (en bas d'article) -

 

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 - Charles Mingus circa 1946 (Source : TNY) -

 

Le label Blue Note illustre d'ailleurs parfaitement le non sens de certaines oppositions entre différents styles de Jazz, en l'occurrence entre le Be'Bop et le Hard Bop.

Des musiciens comme le génie Miles Davis vont jouer, par exemple, un rôle dans les deux styles en étant précurseurs dans les deux genres sans distinction. 

Le plus important au final est cette continuité dans l'histoire et la pratique du Jazz avec ses incessantes expérimentations et révolutions musicales.


Car même si les tempos changent avec le temps, les fondations et racines restent incontestablement les mêmes pour ces musiciens Afro-Américains.

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Au passage, n'hésitez pas à consulter les différents articles abordant le label Blue Note, dans cette même rubrique "Jazz au Clair" du Cercle Modernist.

Même si la danse et la fête restent un fondement du Bop, désormais il est surtout important d'exprimer sa propre identité pour ses musiciens de Jazz.

La colère et le ressentiment de la communauté Afro-Américaine sont immenses face à la ségrégation et à la déception de la fin de guerre mondiale.

Le grand spécialiste Jean Wagner nous rappelle effectivement, dan son incontournable ouvrage "Le Guide du Jazz", que la situation des Noirs n'a pas évolué.

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 Les innombrables et valeureux soldats Noirs engagés sous l'uniforme des Etats-Unis d'Amérique pensent effectivement avoir versé en vain leur sang.

N'hésitez pas à consulter à ce propos l'article "Afro-American U.S Army Bands" dans cette même rubrique "Jazz au Clair" de la section Race Music.

N'oublions pas que la plupart espéraient une certaine reconnaissance de la part de l'Oncle Sam, et une nouvelle place dans une société plus mixte.

Comme nous le savons c'est peine perdue, ces soldats vont vite redevenir ces citoyens de seconde zone exclus par une scandaleuse ségrégation raciale.

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C'est le désespoir et la souffrance d'un peuple, le peule Afro-Américain, qui va faire émerger cette fabuleuse énergie que l'on retrouve dans le Hard'bop.

Le "message" de la formation des Jazz Messengers est justement porteur de cette nouvelle espérance Afro-Américaine illustrée par cette agressivité musicale.

Le Quintet de Max Roach et Clifford Brown représente justement à merveille ce Hard Bop pur et dur, une musique Jazz raffinée et militante.


Une musique Bop de très haute volée, qui sait se renouveler. et se se réinventer en abordant de nouvelles voies totalement inexplorées.

 

 - Référence musicale 7  (en bas d'article) -

 

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 - Lee Morgan circa 1959 (SourceJHF) -

 

 

L'influence du Jazz, et plus précisément de cette période Hard & Coll, au sein de la culture Modernist est fondamentalement majeure.

De nos jours, encore, les meilleurs morceaux enregistrés durant cette fabuleuse période sont dansés dans les meilleurs Clubs Modernists.


Un très riche et puissant héritage, légué par la première génération Mod, qu'il nous faut cultiver et préserver avec fierté et assiduité. 

C'est justement l'esprit et l'objectif du Cercle Modernist, la gazette officielle du 75 M.N.S ®, et de son Club Mod Privé

 

Le Club du Cercle Modernist, en outre de ses sessions privées, va justement vous proposer très prochainement un AllNighter

entièrement dédiée au Mod Jazz dans un lieu emblématique des légendaires nuits Jazz Parisienne ... Stay Tuned Smart Gents !

  

 

 Alexandre Saillide- Ulysse 

 

75 M.N.S ®

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 - Affiche du Festival de Jazz de Boston en 1959 (Source : JM) -

 

 

Sources :

 

- Jean Jamin et Patrick Williams "Une anthropologie du Jazz" - éditions CNRS, Paris, 2010

- Gérard Montarlot "Le Jazz et ses musiciens" - éditions Hachette, Paris, 1963

- Joachin-Ernst Berendt "Le Grand Livre du Jazz" - éditions du Rocher, Paris, 2001

- Lucien Maison "Histoire du Jazz" - éditions Seuil/Solfèges, Paris 1976 (mise à jour en 1994)

- Divers numéros des magazines " Cahiers du Jazz" et "Jazz Hot

  

Références musicales :

 

- Sélection 1 : John Coltrane "Blue Train" - Blue Note Records (1691) - 1958

- Sélection 2 : Art Blakey & The Jazz Messengers "Cranky Spanky" - Columbia Records (B1041) - 1957

- Sélection 3 : Sonny Rollins Quintet "St Thomas" - Prestige Records (108) - 1957 

- Sélection 4 : Horace Silver "Cool Eyes" - Blue Note Records (1655) - 1956

- Sélection 5 : Cannonball Aderley Quintet "This Here" - Riverside Records (R45432) - 1960

- Sélection 6 : Charles Mingus "Bird Calls" - Phillips Records (EP-Neth 429731BE) - 1960

- Sélection 7 : Lee Morgan "I'm A Full To Want You" Vee Jay Records (360) - 1960 



16/08/2019
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