Le Cercle Modernist

Le Cercle Modernist

Afro-American U.S Army Bands : Traditions & Influences.

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- "The Harlem Hell's Fighters" du 369th Infantry Regiment en 1919 (Source : HJF) -

 

 

"Le Cercle Modernist" a maintes fois évoqué l'existence et l'importance de cette période pour la culture Afro-Américaine en Europe.

Dès l'engagement des Etats-Unis dans la Première Guerre Mondiale en 1917, de nombreux soldats Noirs vont rapidement débarquer en France.

Cette présence, sur le sol Français en l'occurrence, va permettre à la culture et à la musique Afro-Américaine d'être enfin reconnue.

Ce nouveau public découvre la face cachée de la culture Noire : une culture le plus souvent connue par le biais de l'expérience coloniale,

ou sous l'angle des rhétoriques raciales en vogue (comme avec les scandaleux "Villages Nègres" de l'Exposition Universelle en 1889 à Paris).

Cette aventure, avant tout musicale, est aussi faite d'engagements personnels progressistes et de relations humaines exceptionnelles.

Les penseurs Afro-Américains estimaient, avec raison, que cette participation au conflit mondial serait une grande occasion pour faire avancer leur cause.

Une grande chance pour changer les rapports entre les blancs et les noirs aux Etats-Unis, des rapports qui vont heureusement évoluer avec le temps ...

 

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- Soldats de l'U.S Cavalry en 1865 (Source : HT) -

 

 

En tout premier lieu, la présence de soldats Noirs au sein de l'U.S Army en 1917 n'est pas réellement une nouveauté.

En effet, dès le début de la Guerre Civile Américaine, la Guerre de Sécession qui oppose le Nord et le Sud,

un nombre très important de soldats de couleur Noire vont s'enrôler au sein des forces armées de l'U.S Army.

A contrario de ce que l'on peut penser, les nouvelles recrues de couleur représentent même un nombre important :

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prés de 200.000 Noirs vont ainsi s'enrôler auprès de l'armée de l'Union (Nordistes) entre 1861 et 1865 à la fin de la guerre.

Notons, au passage, que le taux de mortalité de ces soldats va être largement plus élevé (+40%!) que celle de leur homologues blancs.

 •

Le commandement ne va pas hésiter a les utiliser en "chair à canon, comme lors de la terrible et sanguinaire bataille de Fort Pilow en 1864.

Malgré les hésitations, le camp Confédéré va mettre longtemps à accepter des unités exclusivement constituées de Noirs parmi ses propres troupes,

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Cette douloureuse et meurtrière participation va contribuer à l'émancipation des Noirs, tout comme plus tard avec la musique.

Mais, c'est bien par le combat et l'engagement que les soldats Noirs vont tout d'abord gagner la confiance et le respect des autres.

Ces hommes vont indéniablement préparer le terrain à leurs fiers héritiers qui vont combattre durant les Deux Guerres Mondiales en Europe.

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Ce sont d'abord les orchestres militaires de l'armée des Etas-Unis durant la Premiere Guerre Mondiale qui vont changer la donne en profondeur.

De très nombreuses vedettes Afro-Américaines (venant directement des grandes villes) vont évoluer, ou naître (!) dans ces orchestres militaires.

Comme nous l'avons déjà souligné, l'incorporation dans l'armée des Etats-Unis est vécue comme un moyen de libération pour les Noirs.

 

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 - Soldats Afro-Américains en 1917 (Source : HM) -

 

Parmi les très nombreux orchestres militaires Américains les plus connus durant la Première Guerre Mondiale,

impossible de ne pas citer le fantastique Black American 8th Illinois Band avec sa chanteuse vedette, originaire de Chicago, Anita Brown ;

ou le 158th Infantry Band, magistralement dirigé par A.R Wetzweiler, qui va enregistrer pour la compagnie COLUMBIA.

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Sans oublier l'incroyable 350th Artillery Band, dirigé par le fameux et charismatique lieutenant Tim Brymm :

un grand orchestre composé par plus de 70 musiciens, et connu sous le nom du "Seventy Black Devils" (!).

Les "Seventy Black Devils" vont jouer, entre autres, pour le président des Etats-Unis durant la Conférence de Paix à Paris en 1919.

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 "Le Cercle Modernist" avait déjà souligné l'importance de la compagnie de disques COLUMBIA.

N'oublions pas, en effet, que la compagnie Columbia Records est créée en 1888, sous le nom de la Phonograph Company.

Dès ses premières années d'existence la compagnie va s'intéresser aux artistes Afro-Américains, malgré la ségrégation raciale.

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C'est en rachetant la compagnie OKEH Records, en 1926, que COLUMBIA va réellement s'investir dans la production et la diffusion de Jazz et Blues.

Avec des artistes comme Louis Amstrong, Bessie Smith ou Clarence Williams le label s'impose immédiatement auprès du public.

COLUMBIA Records va assurément marquer, tout le long du XXe siècle, l'histoire et la culture musicale Afro-Américaine.

 

 - Référence musicale 1 (en bas d'article) - 

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 - Soldats d'un orchestre de l'U.S Army (1918), Long Island, New York City, avant d'embarquer pour l'Europe (Source : JM) -

 

 

Ce concert à Paris, lors de la Conférence de Paix, va d'ailleurs être la première apparition internationale d'importance pour un orchestre entièrement composé de soldats Noirs.

Le public Parisien va fortement apprécier cet orchestre aux musiques joyeuses et dansantes, l'impact de ce concert de 1919 est primordial pour la suite.

Ce concert un moment important, un moment "charnière", dans l'arrivée de ces musiques modernes sur le vieux continent en Europe.

Pourtant, les musiques en provenance d'Outre-Atlantique ne sont pas une nouveauté en France, et surtout pour la ville de Paris.

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En effet, la France et Paris avaient découvert le Jazz auparavant par le biais de la musique Ragtime, grâce à l'Exposition Universelle en 1900.

Lors de cette Exposition Universelle l'U.S Marine Band de John Philip Sousa avait littéralement charmé le public Parisien avec cette musique énergique.

La musique dite Ragtime apparaît aux Etats-Unis à la fin du XIXe siècle, vers 1895 plus exactement lorsque les rythmes venus d'Afrique sont introduits.

Ces rythmes Africains vont se retrouver dans ses chansons dites CakeWalks, ou les Jig Bands,  ou encore les Coon Songs, ses chansons chantées par les blancs pour imiter les noirs.

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Pour être plus précis, le Cake-Walk est, à l'origine, un type de danse inventée par les esclaves Noirs en Virginie vers 1870,

juste quelques années après la victoire de l'Union du Nord, (les Etats Confédérés d'Amérique) contre les états du Sud esclavagistes. 

C'est un moyen pour les esclaves Noirs du Sud de se détendre : ils "singent" avec humour leurs maîtres blancs qui s'amusent lors des bals.

Cela va aussi être un moyen pour les esclaves Noirs d'intégrer à leur fêtes les rythmes et les sons d'origine Africaine, tout en se grimant en dominants.

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Au début du XXe siècle, les spectacles de Cake-Walk sont de plus en plus appréciés, et extrêmement populaires, auprès du public.

Le Cake-Walk est joué aux quatre coins de la planète : en 1876 lors de l'Exposition Universelle à Philadelphie, en 1903 avec le superbe film du génial George Méliès :

"Le Cake-Walk infernal", puis en 1908 lorsque le compositeur George Debussy écrit son morceau pour piano "Golliwoogs Cake-Walk" .... 

Le Cake-Walk va préparer le public à l'arrivée du Ragtime qui va être le véritable précurseur de la musique Jazz, et ces orchestres militaires vont être leurs meilleurs ambassadeurs !

 

 

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 - Encart publicitaire pour un spectacle de Cake-Walk à la fin du XIXe siècle (Source : JM) -

 

 

Véritable précurseur de la musique Jazz, le Ragtime se décline sous différentes formes : marches, valses, ou autres formes traditionnelles de chansons.

Le point commun de ces différents types de morceaux est la syncope, qui devient indissociable du style Ragtime.

La syncope est ici représentée par un élément sonore accentué sur le temps faible de la mesure, et à contrario une syncope prolongée sur les temps plus forts.

Tout comme les Etats-Unis, la France va particulièrement être attirée par cette nouvelle musique, c'est toute la société qui est touchée. 

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Au tout début du XXe siècle, c'est bien toute la France, des bals populaires à la haute société, qui écoute du Ragtime, en dansant le Cake-Walk.

De nombreux musiciens vont s'atteler à composer des morceaux de Ragtime, comme le cornettiste et compositeur Julien Porret (1896-1979).

Julien Porret joue du Ragtime dans les kiosques et jardins de Paris, il va même partir quelques mois aux Etats-Unis faire une tournée de concerts.

Julien Porret est surtout le tout premier musicien Français à  composer morceau de Ragtime instrumental directement sur le sol des Etats-Unis !

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Le fort et réel intérêt de l'illustre compositeur de musique classique Claude Debussy illustre à lui seul cet engouement Hexagonal pour ce style musical.

C'est, encore une fois, grâce aux concerts de l'Exposition Universelle que Claude Debussy découvre ces nouvelles sonorités Afro-Américaines.

Claude Debussy compose ainsi, entre autres, son célèbre "Le Petit Nègre", morceau qui fait référence aux premiers spectacles de Ministrels pratiquant le Cake-Walk.

Soulignons que ce morceau est dénoncé comme raciste par certains, alors qu'il représente plus un clin d'oeil du compositeur aux Afro-Américans.

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Claude Debussy ne va pas être l'unique compositeur de musique classique à s'intéresser au Ragtime, Erik Sattie ("Ragtime Parade" ..) en est un autre exemple.


Avec la popularisation du Ragtime en France, plusieurs phénomènes vont apparaître, dont la profonde diffusion de la musique Afro-Américaine.

Le fantastique accueil que vont recevoir les orchestres exclusivement Noirs de l'U.S Army est justement le fruit de ce profond processus de diffusion .

Le célèbre James Reese Europe, accompagné de ses "Harlem Hell Fighters", avaient laissé un souvenir mémorable lors du concert de 1918 à Paris sur les Champs Elysées !

 

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 - (Source : HM) -

 

 Paris et la France vivent certes au rythme du Jazz entre les deux guerres mondiales ;

mais c'est surtout la Seconde Guerre Mondiale qui va permettre au Jazz, et aux rythmes exotiques Afro-Américains, d'être reconnus.

Car l'apport de la musique des orchestres Afro-Américains de l'U.S Army fait désormais partie de la mémoire collective.

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 C'est surement l'orchestre militaire du grand Glenn Miller, disparu durant  Seconde Guerre Mondiale, qui représente le mieux cette période.

De plus, n'oublions pas que cette musique, tout comme le Septième Art, va largement participer et contribuer à la propagande des alliés.


Surtout, n'oublions pas que cette musique va devenir une véritable arme pour des artistes, ou des jeunes gens, luttant contre l'oppression fasciste.

L'article sur les Zazous, proposé dans cette même rubrique par "Le Cercle Modernist", relate justement la véritable épopée de ces jeunes Dandy Français férus de Jazz.

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Comme nous l'avion souligné avec force, les Zazous Français nous ont laissé un noble et valeureux héritage.

Cet héritage représente des racines que le 75 M.N.S est tout particulièrement fier de mettre en exergue dans le Real' Deal !

C'est durant la Seconde Guerre Mondiale que vont être enregistré et édité par l'U.S Army  les fameux et rarissimes V-Disc.

Les V-Disc, abréviation de Victory Disc, sont des disques (bien entendu des 78 Tours à cette époque) enregistrés entre 1943 et 1948.

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La plus grande partie de ces V-Disc vont être produits (par RCA ou COLUMBIA) durant la Seconde Guerre Mondiale par le Département d'Etat des Etats-Unis.

Plus de 4 millions de disques seront produits et distribués pour soutenir le moral des troupes engagées dans le conflit mondial à partir de 1943.

Toutes les matrices seront détruites en 1949, mais bien heureusement des exemplaires de V-Disc en circulation vont subsister et même être réédité.

De véritables merveilles sont enregistrées sur ces V-Disc, des morceaux qui font désormais partie de la grande histoire de la musique Afro-Américaine.

 

 - Référence musicale 2 (en bas d'article)-

 

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 - Soldats de l'U.S Army avec des V-Disc durant la Seconde Guerre Mondiale (Source ; HM ) -

 

 

Quelques années plus tard, en 1948 plus exactement, l'orchestre de Dizzy Gillespie donne plusieurs concerts en France.

The Dizzy Gillespie Orchestrra se produit dans la salle Pleyel à Paris, puis également à l'Apollo de Lyon.

C'est la toute première fois que du Jazz BeBop est joué en Europe, le public est tout d'abord frappé par la puissance sonore de ce style musical.

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Malgré le caractère innovant et déroutant (nouveau son plus puissant, nouvelle phases de jeux des instruments) de ce nouveau style de Jazz appelé BeBop,

dont l'esprit Blues (plus tourné vers la complainte héritée du temps de l'esclavagisme) est remplacé par une nouvelle forme plus joyeuse,

le public est déjà habitué à ces sonorités grâce à l'héritage laissé par les orchestres de l'U.S Army durant les deux Guerres Mondiales.

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Soulignons, au passage, le rôle primordial et central du Jazz Hot Club de France, dirigé alors par Charles Delaunay.

Rappelons juste que le Jazz Hot Club de France est crée en 1932, donc en pleine occupation allemande

par deux étudiants Parisiens férus de musique Jazz : Elwyn Dirats et Jacques Bonenfants.

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Effectivement, tous ce qui va toucher ou concerner la musique Jazz en France va être géré,

ou plus ou moins pris en mains, par les experts et les membres du Jazz Hot Club.

La longue et prolifique histoire entre les grands orchestres de Jazz de l'U.SArmy et la veille Europe,

 

 - Référence musicale 3 (en bas d'article) - 

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 - Revue du Jazz Hot Club de France en octobre 1945 (Source : JHCF) -

 

 

va grandement contribuer à faire germer cette passion pour la musique Afro-Américaine, si loin de ses terres d'origines.

La réussite du Jazz BeBop, et de ses artistes, en France peut être considérée comme une de ses plus brillantes démonstrations.

Le terrain est déjà labouré et prêt pour cette nouvelle offre musicale et esthétique proposée par la musique Jazz.

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Simultanément à New York City puis à Paris, entre 1950 et 1960, des nouveaux styles Jazz apparaissent (dont justement le Bebop).

Bref, l'apport de ces orchestres de Jazz issus de l'armée Américaine est réellement immense, il va permettre à la musique Jazz de séduire un nouveau public ;

tout en s'émancipant de cette étiquette de musique exclusivement réservée aux Noirs, collée par les chantres de la ségrégation raciale.

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 Au bout du compte, cette pénétration de la musique Afro-Américaine, et plus spécifiquement du Jazz,

au sein des sociétés Occidentales du Vieux Mondereste tout de même relative et mesurée.

En 1958, l'historien Eric Hobsbawn, qui écrit sous le pseudonyme de Francis Newton, nous donne une pertinente analyse,

dans son ouvrage "Sociologie du Jazz(Ed. FLAMMARION) pour expliquer le nouvel attrait de la musique Jazz en Europe Continentale et en Angleterre.

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En effet, l'amateur de Jazz se caractérise en Europe continentale par son jeune age et par son origine sociale, bourgeoisie ou petite-bourgeoisie lettrée.

Une situation bien différente de celle des Etats-Unis : l'amateur de Jazz est plus souvent issu des classes populaires, et beaucoup moins lettrée.

Plus tard, en 1964, Pierre Bourdieu va également s'intéresser à cette question, il fait alors apparaître le sens donné par le jeune génération :

le Jazz est vu, vécu et défini comme une nouvelle culture libre, libre au sens de non prescrite par l'Ecole ou par la société.

 

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 - Manifestation contre la Guerre du Vietnam à Harlem, New York City, en 1967 (Source : A.D.R) -

 

Au bout du compte, il faudra attendre la Guerre de Corée pour voir la ségrégation raciale complètement abolie par l'armée des Etats-Unis.

La Guerre du Vietnam va donc être le premier conflit sans ségrégation, ce qui explique en partie l'engagement massif des Afro-Américains.

En 1964, les Noirs représentent 13% de la population Américaine, mais ils sont moins de 9% à être sous les drapeaux.

En 1976, les Afro/Américains représentent désormais plus de 15% de l'U.S Army : les progrès sont immenses aux prix d'énormes sacrifices.

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Car, comme lors des précédents conflits, le taux de mortalité des soldats Noirs au sein des forces armées est spécialement élevé (plus de 20% !).

Certes, les troupes composées de soldats Afro-Américains ne servent plus de "chair à canon" comme précédemment,

mais, il n'en demeure pas moins qu'ils vont rester fréquemment exposés en première ligne, et subir les plus durs et sanglants combats.

Pourtant, grâce à l'avancée des Droits Civiques et la fin de la ségrégation, les soldats Afro-Américains vont décrocher pas moins de 20 Medals Of Honour.

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Sans oublier que durant cette même Guerre du Vietnam, certains officiers Afro-Américains vont enfin réussir à accéder au grade de général !

Cette longue lutte des Noirs au sein des forces armées de l' U.S Army va donc déboucher sur une véritable victoire, même si (comme partout) il subsiste des résistances ...

De plus, n'oublions surtout pas que ce combat des Noirs au sein des forces armées des Etats-Unis, est le relais du mouvement de protestation massif qui soulève le pays.

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Mais, c'est aussi l'époque des Black Panthers, du révérend Marthin Luther King, des émeutes de New York City à Harlem, puis à Watts et Detroit ...,

de nombreux et tragiques événements qui voient l'ensemble de la communauté Afro-Américaine lutter pour ses Droits Civiques.

• 

Le long cheminement de la musique Afro-Américaine au sein des moeurs et des habitudes Occidentales est comparable à cette longue lutte.

 

 - Référence musicale 4 (en bas d'article) -

 

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- Publicité PATHE avec Jim Europe en 1919 (Source : PMR) -

 

 

Les environnement sont clairement différents, pourtant le combat pour la liberté de la musique Afro-Américaine est identique.

Les résistances vont être tout autant fortes pour empêcher cette musique de franchir les portes de l'intolérance de la ségrégation raciale.

Notre culture Modernist, dans toute sa diversité, est justement et fièrement l'héritière de ces idées et luttes primordiales.

Car, avant tout, c'est notre passion inaltérable pour la culture musicale Afro-Américaine qui forge nos profondes racines.

Des racines Modernist qui doivent être pleinement et fidèlement préservées, sans ajouts artificiels.

Car, l'essence même du Real' Deal puise ses origines, et ses fondements, dans cette reconnaissance et ce respect impérissable.   

 

 Alexandre Saillide-Ulysse

 

75 M.N.S !

 

 

Sources :

 

- Lucien Malson "Histoire du Jazz", Editions Seuils/Solfèges, Paris, 1967 (édition mise à jour 1994)

- Gérard Montarlot "Le Jazz et ses musiciens", Edition Hachette, Paris, 1963

- Gunther Schuller "Early Jazz : its Musical Roots and Musical Devellopement", Editions Oxford University, London, 1968

- Badger & F.Reid "James Reese Europe and the Prehistory of Jazz", Editions American Music, 1989

 

 

Références musicales :

 

- Sélection 1 : Lt James Reese Europe's 369th "HellFigther  "Menphis Blues" - Pathé Records (78 Tours / 22085) - 1919 

- Sélection 2 : Benny Goodman & His Orchestra "Homeward Bound" / "Bolero" - V-Disc (U.S Navy / 731) - 1947

- Sélection 3 : Duke Ellington & His Famous Orchestra (vocal Joya Sherrill) "I'm beginning To See The Lights" - RCA Victor Records (78 Tours / 20 1618) - 1945

Sélection 4 : Lt James Reese Europe's 369th HellFigther, "Band On Patrol in No Man's Land" - Pathé Fréres Phonograph & Co (22089) - 1919



26/10/2017
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